Réactions sur les derniers films que vous avez vus

La Nuit A Dévoré Le Monde

Medoc en parlait dans le dernier Cosy Corner, et vu la description qu'il en faisait, ça avait l'air d'être un excellent film. Ce qui est le cas !
J'ai pas vu de film de zombies/infectés aussi réaliste depuis 28 Jours Plus Tard. En fait, ce qui est excellent c'est que l'histoire n'est pas centrée sur les infectés, mais sur la survie.
Je vais pas trop en dire ici, car c'est un film qui se vit, ça ne se raconte pas. Mais en gros, si vous aimez la véritable survie, la récolte de ressources, l'exploration d'appartements, et le côté réaliste de la vraie solitude, ce film est pour vous.
 
En VF. C'est d'ailleurs pénible en vost d'entendre 'Christopher' et de lire 'Jean-Christophe'.
En même temps, c'est son nom en français depuis toujours (quoique... information à vérifier quand même...). Et c'est le cas de tous les personnages de l'univers de Winnie l'Ourson.

On ne va pas se plaindre de voir s'afficher Porcinet, Bourriquet et Tigrou dans les sous-titres, plutôt que Piglet, Eeyore et Tigger.
 
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L'empereur de Paris

Petit avant propos : L'avis est un peu 'beaucoup' long, mais j'avais pas mal de choses à dire on dirait sur un film inconstant qui captive autant qu'il ne frustre.

Bien avant de grimper les échelons, François Vidocq s'était déjà fait un nom dans les bas fond de Paris. L'empereur de Paris revient sur les débuts de sa carrière de détective. Alors qu'il a fuit le bagne, des circonstances vont l'obliger à prouver son innocence et collaborer avec le chef de la sûreté de Paris pour obtenir sa lettre de grâce.

Jean-François Richet est un réalisateur à part dans le paysage cinématographique français. Il aime expérimenter, prendre des risques. Même quand il réalise une comédie il en oublie pas pour autant la réalisation. Et il revient aujourd'hui après un nouveau détour en Amérique avec son acteur fétiche, Vincent Cassel. Après le Vidocq toujours autant décrié du surréaliste Pitof, que donne cette version plus "réaliste" du légendaire François Vidocq ?

L'empereur de Paris est une superproduction française qui disons le maintenant côtoie autant les sommets qui les confins de la banalité. En somme, c'est une des catégorie de film les plus durs à critique tant le potentiel gâché en fait une oeuvre particulièrement frustrante et pourtant enchaînant certains prouesses. A commencer par un film qui semble (du moins en partie, c'est à confirmer) être éclairé à la lumière naturelle et à la bougie, ce qui confère au film historique une ambiance particulière retranscrivant un Paris glauque, un Paris fangeux, un Paris sale à la beauté simple.

Pour embrayer sur un autre aspect technique, on découvre une mise en scène et une réalisation qui hésitent trop entre l'expérimentation de plans (pas toujours très réussite, mais qui ont le mérite d'exister) et un académisme champs contre champs, gros plans qui dénote beaucoup trop avec tout le pan original du film. On pourra ainsi voir une scène d'une intensité folle où Vidocq s'adresse à toute la racaille de Paris avec une caméra virevoltant autour de lui. On lui opposera une séquence avec Vidocq et son antagoniste d'une platitude étonnante illustrée par un simple champs contre champs sans substance.

La réalisation en dent de scie n'est pas la seule responsable du manque de relief des personnages. L'écriture globale étant une autre problématique, certainement la plus frustrante de toute, transformant L'empereur de Paris en un objet filmique mal aboutie. On navigue dans un Paris trouble où entre deux grandes scènes, on retombe dans les travers de ce que le "biopic" a de moins captivant. Sans réellement donner l'impression d'un film où les éclipses découpent aléatoirement le récit, force est de constater que son évolution manque de force. Vidocq devient une légende, montrez-nous. Que la mise en scène fasse corps avec sa renommée quitte à l'iconiser tout en restant cohérent avec le style visuel. Que les oppositions avec certains personnages dont le tout dernier antagoniste soit à la hauteur. Le film ne déconstruit pas la légende, mais ne la forge pas non plus. D'où cette sensation de la constante inconstance.

On s'étonne également de voir un personnage féminin incarné par Olga Kurylenko bien trop développé par rapport à ce qu'il apporte au récit. Quand à côté on sous développe un autre personnage féminin joué par Freyda Mavor directement lié au personnage principal et à sa quête dans la trame principale. C'est là où toute l'inconstance du long-métrage interpelle réellement. On prend le temps de mettre en avant des personnages secondaires ralentissant le rythme en oubliant de mettre en valeur ceux qui évoluent dans le sens des péripéties de Vidocq. Si cela nous offre quelques instants de légèreté avec Patrick Chesnais ou Denis Menochot, on regrette cependant le peu de crédit donné à certains membres de la bande à Vidocq. Les conséquences sont irréversibles quand des moments dramatiques sont amoindris par leur peu d'empathie qu'on a eu le temps de développer.

Et pourtant, là est tout le paradoxe. En effet, si on met de côté le personnage principal que Vincent Cassel incarne avec conviction, bien qu'étrangement parfois en mode récitation, on découvre d'autres personnages secondaires particulièrement intéressants. Denis Lavant incarne la plus belle des crapules. Autant le personnage que l'acteur dégagent une belle présence et une opposition prenante au héros principal. A noter que l'autre antagoniste n'est malheureusement pas à la hauteur du à ce problème de seconds rôles mal exploités.

Il demeure un autre personnage secondaire intéressant, et le mot est faible. dans la bande à Vidocq, se trouve une homme bafoué par l'empire, mais pourtant toujours fidèle à la patrie et portant fièrement ses couleurs. Si un Duc comme lui aide un relative vaurien comme Vidocq c'est parce qu'en aidant de nouveau paris à se libérer de sa racaille, il espère que son nom soit lavé et ainsi retrouver aux côté de son jeune fils sa vie volée. Ce personnage bien qui malheureusement peu développé, dégage à toutes ses apparitions quelque chose de puissant. Que cela soit dans sa posture, dans son style vestimentaire, physique, dans sa manière de s'exprimer, le personnage est grand et est la maître d'oeuvre d'une des plus belle séquence du film. James Thierrée y est pour beaucoup. Révélé dans le biopic Chocolat, l'acteur montre une fois de plus qu'il dégage une puissance dramatique d'une intensité rarement vue. Le personnage est bon, l'acteur le rend grand.

L'empereur de Paris était un pari ambitieux et audacieux, mais son écriture lui aura coûté un statut ayant disparue en France, celui d'une grande fresque historique. En lieu et place d'y développer l'évolution de Vidocq et de sa bande, et ainsi développer leurs liens et leurs petites histoires, le film choisit comme beaucoup d'autres d'étendre la chronologie pour traiter une période plus large. Le revers de la médaille est donc sans appel, L’empereur de Paris est une oeuvre divertissante qui ne pouvait produire un aboutissement logique en un unique film de 2 heures.

Malgré cela, à tire perso, je ne pourrais que vous conseiller de tenter l'aventure pour au moins toutes les grandes qualités citées. et parce-que c'est français, et parce-qu’on a besoin de films comme ça, de personnages comme ça. On a besoin de réalisateurs dont la vision d'auteur puisse d'exprimer dans des œuvres ambitieuses.
 
Le Noël des Looney Tunes (2006) :

Film d'animation réalisé par Charles Visser.

Synopsis :

A la veille de Noël, Daffy Duck devenu propriétaire d'un centre commercial très lucratif, refuse d'accorder un jour de congé à ses employés et les maltraites du mieux possible. Durant la nuit, le Fantôme de Grosminet l'averti qu'il va recevoir la visite de 3 esprits.

Avis personnel :

La pire version du Chant de Noël (oeuvre de Charles Dickens), je n'ai jamais pu encadrer cet antipathique de Daffy Duck qui dans mes souvenirs, n'a eu que très peu de cartoons qui ne finissent pas en eau de boudin pour lui (comme ce fut souvent le cas). Ce film est sans doute la réponse tardive de la Warner à la version de Disney avec l'Oncle Picsou, mais la le résultat n'est pas terrible et à part pouvoir voir le casting des Looney Tunes au grand complet, y a pas grand chose à se mettre sous la dent.

Histoire :

Du classique et du prévisible, ni plus ni moins.

Réalisation et musique :

L'équipe a voulu contrairement à Space Jam, conserver le design des cartoons originaux dans un format en 2D mais ce n'est pas une grande réussite visuelle.

Même constat pour la musique qui non seulement ne marque pas et dont on ne se souviendra pas non plus.

Conclusion :

A la limite, ce petit long métrage trouvera sa place pour introduire une soirée spéciale film d'animation pour un très jeune public. Mais pour ceux qui sont plus âgés, un seul conseil "FUYEZ PAUVRES FOUS !!!" :normal:.

Note :

1/10. Allez hop, direction la poubelle.


Les 5 Légendes (2012) :

Film d'animation de Peter Ramsey.

Synopsis :

Ne pouvant lutter seuls contre Pitch alias le Croquemitaine, un esprit malsain voulant détruire les fêtes (en particulier Noël et Pacques) afin de répandre la peur chez tous les enfants du monde. Le Père Noël, le Marchand de Sable, le Lapin de Pacques, la Fée des Dents et Jack Frost s'associent afin de conserver et de préserver l'espoir et la joie des enfants.

Avis personnel :

Un bon film qui plaira sans trop de mal au plus grand nombre de spectateurs, petits et grands.

Histoire :

Bien que classique dans son déroulement, l'intrigue se complexifie au fur à et mesure avec les différents personnages. Avec quelques bonnes surprises au passage.

Réalisation et musique :

La réalisation est bonne et convaincante, sans toute fois crier au génie. Je trouve que Peter Ramsey et son équipe auraient pu faire mieux mais on devra s'en contenter.

La musique d'Alexandre Desplat (aidé par Andrew Dudman) fait amplement son effet et accompagne bien le film dans ses différents moments de calme et d'action.

Conclusion :

Les 5 Légendes est un bon long métrage mais sans plus hélas. Il fera son oeuvre le temps d'une soirée ou d'un après midi, à condition de ne pas être trop exigeant.

Note :

6/10.
 
Spider-man : New generation

Rares sont les films de super-héros qui à l'mage de The Dark Knight et même si je ne l'aime pas Man of Steel, on réussit à iconiser leur personnage au point d'en ressentir toute la grandeur de la légende et du symbole ultime qu'il représente. Ce qui est d'autant plus remarquable c'est que le Spider-man/Peter Parker originel dont je parle est très peu présent à l'écran. Et pourtant son aura donne un relief incroyable quand il n’apparaît pas. Rien que pour cette représentation du héros dont pas que les films de super devraient s'inspirer, vaut à elle seule la découverte.

Mais ce film raconte avant tout l'histoire de Miles Morales dans une origin story qui sort enfin de l'ordinaire. Le film d'animation n'hésite pas à aller là où un film live n'aurait pas osé s'aventurer. Et pourtant, le fait de s'affranchir de ce qu'on a le droit de faire ou non à l'écran offre aux scénaristes une liberté d'expression rafraîchissante. C'est drôle sans jamais dédramatiser les situations qui doivent porter les grands enjeux incarnés par une multitude colorée de spider personnages. Les principaux sont relativement bien travaillés, les secondaires sont bien travaillés. Malgré leur arrivé tardive, l'identification est immédiate et chacun se démarque par sont style. Mention spéciale à Spider-Man Noir. Excellent doublage original général.

Si narrativement toutes les folies sont autorisées, artistiquement elles le sont toutes autant. Les différents styles graphiques sont parfaitement maîtrisés et se noient dans un tout cohérent qui flatte la rétine. Sans compter sur une caméra virevoltante où l'action y est spectaculaire et lisible. Spider-man : New generation est un divertissement intelligent comme il a toujours été possible d'en faire. Ce genre de film illustre parfaitement l’irrecevabilité de l'argument "il faut mettre son cerveau en off, et apprécier les *robots*, *dinos*, *ou tout autre plaisir nous faisant perdre notre esprit critique*.

La branche animation de Sony est toujours aussi créative quand il s'agit de lancer de nouvelles choses. Reste que toutes les suites produites de leurs bons films sont des flops artistiques monumentales (Hotel Transilvania 2 et 3, Les rebelles de la forêt 2 et 3 et Tempête de boulettes géantes 2). Mais restons confiant, le duo à la production Lord et Miller est plein d'avenir.

On a envie de lire ce film et on a envie d'y jouer. Bravo.
 
Asterix - Le Domaine des Dieux

J'ai mis très longtemps pour le regarder, et hier soir je me suis enfin trouvé le temps.
J'y vais pas par quatre chemins : très déçu.

Je suis un fanatique d'Alexandre Astier, j'adore l'univers d'Asterix, mais là j'ai pas du tout accroché.
Le premier tiers du film est beaucoup trop « cartoonesque » à la Pixar/Disney/etc. C'est du gag super nerveux, très lourd, trop enfantin, trop appuyé, trop enchainé. Je suis pourtant bon client en général, mais ça c'est un genre et un ton qui n'a jamais fonctionné sur moi (et c'est pour ça que je me tiens éloigné des animations U.S. de ce genre).
Ce côté « gag » s'estompe un peu une fois l'intrigue vraiment posée, mais je n'ai toujours pas été charmé. On sent très bien la patte d'Astier derrière, avec des dialogues, des références, et même des voix, qu'on reconnait facilement. Comme je le disais plus haut, j'adore Asterix, j'adore Astier, mais le mélange est… bizarre. Ça me donne un peu l'impression qu'ils se sont un peu forcé à poser plein de clins d'œils juste pour servir les fans de Kaamelott.
Ah, et un gros point négatif, la voix d'Obelix. Non seulement elle ne colle pas du tout au personnage, mais en plus on sent à chaque phrase que le timbre est hyper forcé. C'est vraiment dommage, et c'est même étonnant d'avoir retenu le Roi Burgonde (son nom m'échappe '^^) pour ce rôle alors qu'il y avait certainement d'autres voix bien plus appropriées.

Côté positif, l'histoire est fidèle, il y a des moments rigolos (principalement avec le porte-parole des esclaves), et puis l'ambiance globale rappelle assez bien les bandes dessinées.

Le fait que j'ai attendu aussi longtemps pour le regarder a peut-être pas mal joué sur mes attentes, et j'ai du mettre la barre un peu trop haut.
 
Par Toutatis, je suis déçu de lire ça du coup.
Après, il est pas mauvais, hein ! C'est juste que j'entendais que des louanges de tous les côtés depuis sa sortie, et là je tombe sur plein de défauts et des choses auxquelles je ne m'attendais pas du tout.
Disons que parmi les animations Asterix, celui là n'est pas dans mon Top 3.
 
tu préfères les derniers Asterix live, apres chabat ?
disons que même si les animations sont pas top, ils restent quand même mieux que les lives hors chabat.
après, concernant les versions animés, celui d'astier, en dehors du fait que ce soit le premier "animated 3D" (je doute que pour un premier du genre un autre aurait moins bien fait, et moins fidèle... n'oublions pas qu'Astier est l'un des notres -geeks-), il reste dans la lignée des 12 travaux, chez les bretons, et chez les normands ( même si c'est celui qui s'éloigne un peu de l'album, de par certaines prises de libertés).

quand j'étais gosse j'aimais prendre l'album correspondant et arriver à le lire en même temps que l'anime défiler, pour voir la synchronicité et fidélité de ce dernier.

Après, il est aussi regrettable que la voix d'obelix ai changé autant par rapport a ce que l'on a pu connaitre.... mais bon même si au fil des animés les doubleurs ont du changer deux ou 3 fois, cela ne choquait guère, vu qu'ils essayaient de coller a l'intonation du doubleur précédent, ce que, celui de la troupe d'Astier ne fait pas.
Par contre quand j'ai lu que la voix d'Astérix dans le dernier film allait être celle de Clavier..... Déjà que je l'aimais pas dans les version live... Mais bon trouver un doubleur de l'acabit de Carel pour Asterix.... personne ne pourra le surpasser.
 
tu préfères les derniers Asterix live, apres chabat ?
Non non, je comparais uniquement les films d'animations (dessins animés et 3DCGI) ^^
Les films lives sont encore à part je trouve. Je n'arrive pas à les comparer avec les bandes dessinées.

il reste dans la lignée des 12 travaux, chez les bretons, et chez les normands
Justement, pour ma part j'ai trouvé que l'humour et l'ambiance était très éloigné de ceux-ci. Là où l'humour est assez fin et « adulte » dans les 12 travaux, c'est presque le contraire dans Le domaine des Dieux. La première demi-heure est très « enfantin » et ne m'a pas parlé du tout :o:
 
Cette semaine j'ai vu Le retour de Mary Poppins et on va pas y aller par quatre chemins, j'ai pas aimé.

On est face à un film dont la seule vraie idée est de faire revenir Mary Poppins, du coup le film n'a pas grand chose à raconter. D'ailleurs même dans sa construction on sent l'envie de coller au premier, on a donc des chansons qui ressemblent à celles du premier mais qui ne sont que des pales copies.

Dernière chose, Meryl Streep si tu as des problèmes d'argent ou que tu ne sais pas où dormir, viens à la maison. Mais arrête de te ridiculiser dans ce genre de film.
 
L'ange exterminateur (Luis Buñuel, 1962):


7/10

Le message est on ne peut plus clair, les subtilités qui le compose beaucoup moins.
Un couple bourgeois invite leur cercle d'amis chez eux après un opéra. Seulement, beaucoup de leurs domestiques sont partis juste avant leur arrivée, sans raisons, tandis que d'autres s'enfuient juste après. La question du pourquoi reste en suspend pendant que la soirée se déroule sans accrocs. A tel point qu'aucun des convives n'émet le désire de partir. Au petit matin, il s'avère qu'aucun n'en est capable, dans une espèce d'oisiveté dirigée par une force supérieure. Alors que les heures, puis les jours passent, le masque social tombe au fur et à mesure que la folie s'empare du groupe, alors que dehors les secours ne peuvent rentrer.
La critique de la bourgeoisie et sa dépendance aux classes sociales plus basse est flagrante. Les ennuis commencent avec le départ des domestiques, "poussés" vers la fuite sans qu'ils ne sachent pourquoi. La thèse de la punition divine semble éclipsée par le final cyniquement savoureux.
L'analyse plus poussée de l’œuvre et sa portée politique (rapport à l'Espagne de Franco ?) resteront hors de ma portée par les lacunes que je porte sur le contexte historique et la filmographie du réalisateur, que je ne connais pas.
Reste une œuvre que j'ai vécut comme une sorte d'allégorie du rapport entre les différentes classes sociales, entre la dépendance de l'aristocratie et leur ignorance de la nécessité des classes plus pauvres, jusqu'au moment où ils en sont privés. Et au final, en tant de crise, leurs bas instincts refont surface, comme pour tous les autres.
Comme défauts je noterais qu'il y a trop de personnages manquant clairement d'approfondissement et de traits de caractères, faisant plus office de figurants, et une mise en scène trop théâtrale par moment.
 
Aquaman

Un divertissement généreux, mais inégal dans son écriture. Le meilleur du genre se heurte à des aspects d’écriture absurdes. A commencer par le personnage de Black Manta qui est d'une inutilité remarquée. Son personnage est un prétexte maladroit pour confronter le futur Aquaman à certains de ses choix passés. Si sa présence nous offre une excellente scène d'action, sa justification est bien trop maladroite pour convaincre. Pour rester dans l'écriture, des plans ont été tournés uniquement dans le but de faire des gags burlesque d'un mauvais goût gênant. On retrouve de temps à autre des séquences prétextes pour créer ce genre de situation légere, en sacrifiant toute crédibilité de l'instant.

Mais Aquaman est avant tout un film qui se démarque de ses cousins de chez Disney/Marvel par style comics assumé et incarné. Le film déborde de personnalité et gratifie son histoire prenante par une réalisation remarquable. Les scènes d'action sont incroyable, James Wan se fait plaisir et nous le rend parfaitement bien. Les personnages donnent cette impression de grandeur par les nombreux plans et poses iconiques qui leur sont consacré. Même si cela est parfois excessif et gratuit, force est de constater que c'est d'une classe monstrueuse. L'ensemble de la distribution semble s'amuser et être en phase avec ce style comics recherché.

Malgré ses défauts, Aquaman par sa générosité et sa fraîcheur est un moment de cinéma se démarquant du style désincarné (et ce n'est pas péjoratif, mais un constat), des héros produits par Disney.
 
L'empereur de Paris.

J'ai adoré. Vincent Cassel est excellent, Denis Lavant génial, Patrick Chesnais et Fabrice Luchini fabuleux, et James Thierrée est d'un charisme ... La mise en scène et la photographie, c'est du très haut niveau, et le scénario est bien ficelé, même si on aurait aimé en voir plus par moments. Enfin un grand film d'aventures français, ça faisait (trop) longtemps.
 

#diez

Habitué
La ballade du Buster Scruggs

Après un Avé Cesar décevant, les frères Coen reviennent sur Netflix avec un film à sketch se déroulant dans la période de tous les possibles du far west. Le long-métrage nous propose un programme de six histoires de l'ouest allant de l'humour noir à la tragédie. Le tout est teinté d'ironie faisant de l'ouest américain un théâtre ou rien est jamais gagné. L'homme y est raconté sans concession dans le pire comme dans le meilleur.

Une distribution impériale, une mise en scène simple et efficace et une direction photo magnifique. Et en prime, quelques chansons à caractère humoristique et cynique comme les réalisateurs savant le faire.

Les histoires 1 et 3 sont particulièrement fortes et illustrent l'idée générale de ce qu'est le long-métrage. Bien que les histoires 2 et 5 soient difficiles à comprendre dans leur intentions par rapport à la manière dont elles sont racontée (et non pas dans le fond), on ressort de cette nouvelle virée dans l"ouest presque conquis. Un véritable vent de fraîcheur souffle chez les Coen.
En attendant de voir Roma, Outlaw kings et Annihilation, c'est pour le moment le meilleur Netflix de 2018.
 
Devil's Gate, de Clay Staub (2017):


4/10

Comment appeler sa ville "Devil's Gate" (qui est le nom du film, mais pas sur Netflix où il prend le nom de "enlèvement") sans se dire qu'il ne s'y passera rien? Et bien le film est aussi bon que le choix du nom de la ville. Et j'avoue ne pas avoir envie de vivre dans une ville s’appelant Devil's Gate... Une femme et son fils disparaissent. Une agent du F.B.I est envoyée sur place pour aider les bouse... Les forces de l'ordre du coin. Mais en fouillant la cave du mari, premier suspect, ils vont tomber sur bien pire...
Il y a de bonnes idées, des créatures réussies, de chouettes décors (la maison, la vache !). Mais malheureusement le film est plombé par ses personnages, affligeant de transparence et de manque d'écriture, et d'un scénario qui part vraiment trop en sucette. Reste un film au final divertissant mais qui restera ce qu'il est : un DTV de seconde zone.

Les mauvais esprits
(Olaf de Fleur Johannesson, 2018):


5/10

Un frère, une sœur, et deux de leurs amis on monté une arnaque: Ils se font passer pour des chasseurs de fantômes. Pas à la Ghostbuster, mais plutôt de ces médiums qui promettent de chasser les mauvais esprits. Sauf que ça leur saute à la gueule le jour où ils se retrouvent face à de vrais phénomènes.
Bon. Le film a bien trop de problèmes. Personnages soi inutiles, soi particulièrement énervants (bonjour le frère)...Bon, Florence Pugh s'en sort pas mal. Mise en place nécessaire mais bien trop longue et surtout un manque flagrant de rythme. Heureusement un twist scénaristique certes pas original du tout mais bienvenu permet au film de ne pas sombrer totalement et nous fournissant une dernière partie sympa, mais ça ne répare pas tout.
 
Dernière édition:

Ray

Habitué
Zéro de conduite (1933, Jean Vigo)

Bon le vieux cinéma, il y a toujours un risque que ça nous parle pas car on en maîtrise pas les codes. Et c'est exactement ce qui m'est arrivé avec ce film.

Je préfère prévenir que je l'ai vu dans connaître le contexte dans lequel il a été fait (par exemple il peut très bien être une prouesse technologique pour son époque que je ne le saurais pas), d'ailleurs si des gens calé en cinéma peuvent analyser les critiques pour m'expliquer pourquoi tel ou tel point est comme ça, je suis preneur.

Donc dans ce film on suit un groupe d'élèves qui reviennent de vacances et se conduisent mal et mettent en place un plan pour discréditer le directeur de leur école.
Enfin j'ai souvent plus eu l'impression de suivre des scènes random de vie à l'école avec un fil conducteur minime. Et avec des personnages mal développé mais "c'est pas grave" car ce sont ce clairement des archétypes que l'on est sensé connaître (sauf que n'étant pas de cette époque et ne connaissant pas le cinéma de cette époque je ne les connais pas du tout).

Je pense que mon explication donne déjà une idée de la déconnexion avec ce film.

Niveau technique c'est assez perturbant. On a des images avec des voix enregistré à côté qui sont passé par dessus. Donc les personnages filmés ne bougent pas les lèvres quand ils parlent. Ce qui avait tendance à me sortir du film. Mais je me doute que pour l'époque ça devait être normal, voire au top (ma seule référence de film noir et blanc parlant c'est le dictateur de Chaplin, et il est sorti 7 ans plus tard après une rapide recherche).

Bref je suis assez paumé sur quoi penser de ce film.
Je pense être juste en incapacité de voir la plupart de ses qualités.

Après certaines scènes restent belles visuellement, entre autre la procession vers la fin.
 
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