Réactions sur les derniers films que vous avez vus

donnie strife

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#81
Moi j'adore Pacific Rim parce qu'il est fun. Oui le scénario est bateau, les personnages caricaturaux et pas bien finaud, mais on s'en fout, ce qu'on veut voir c'est des gros robots casser la gueule à des monstres à base de fulguro coude. Et c'est ce que Del Toro nous donne.

Ce que j’apprécie aussi ce sont les échelles de grandeurs. Tout est gigantesques et on le ressent bien avec la mise en scène et les effets de contre plonger. En se mettant à hauteur humaine on imagine facilement la grandeur des méchas et des monstres. Ou simplement en utilisant un paquebot comme épée pour mettre en valeur encore les grandeurs.

Et puis je le répète mais c'est fun.
La première fois que je l'ai vu au ciné, le passage dans les airs où tout semble perdu et qu'ils sortent une lame pour couper le kaiju en deux. Intérieurement j'ai lâché un "Fuck Yeah!".


Et pour les comparaisons avec Evangelion ou autre animes, moi perso je m'en suis tamponné le coquillard. J'ai juste pris le film comme un hommage au genre kaiju eiga sans chercher plus loin.
 

Linsky

Habitué
#84
Donnie à parfaitement résumé le pourquoi Pacific Rim est devenu instantanément culte, pour moi..
La réal' qui a su retranscrire le gigantisme et l'inertie de machine de plusieurs tonnes, les séquence d'actions avec les idées qui foisonnent sans jamais être ringarde (pas comme dans le second).
Si je met un bémol sur les 2 perso scientifique, le reste du métrage écrase totalement ce cabotinage pour abreuver le spectateurs de phase de bravoure qui rendent hommage aux plus grand animés, Grendizer ( :p) en tête..
(Avec ce punaise de "fulguro/rocket punch" et autres..) ^^
 
#85
Je n'ai pas accroché à Pacific Rim. Je ne l'ai pas trouvé mauvais, loin de là ; j'ai même passé un bon moment. Mais je crois que c'est cette histoire d'avoir besoin de deux pilotes qui m'a un peu fait sortir du film. Je m'attendais peut-être un peu trop à un genre de Patlabor/Goldorak/... .

Sinon, j'ai vu Isle of Dogs. C'est du pur Wes Anderson : la cadrage, les personnages, la narration, le casting.
Quelque part, on est donc en terrain connu, on a ce à quoi on s'attendait. Mais plus dans le sens de s'enrouler dans cette bonne vieille couverture chaude où on se sent si bien.
Bref, j'ai passé un chouette moment.
 
#86
J'ai enfin eu le temps de regarder Ghost in the Shell.
Pas si dégueu que ça, j'ai passé un bon moment. L'adaptation visuelle est plutôt bonne, on retrouve plus ou moins la même ambiance que dans le film animé (peut-être juste un peu plus « propres »).
Pour l'histoire, ça passe. On est pas au niveau de l'originale, mais le scénario s'en sort quand même relativement bien, même si j'aurais aimé quelque chose d'un peu plus poussé/réfléchi/psychologique. On va dire que ça a le mérite de proposer des choses originales au lieu de simplement décalquer l'oeuvre de base.
Pour les points négatifs, j'en vois un gros : le major. J'adore Scarlett Johansson, mais je trouve le personnage cent fois moins fort et badass que dans le film de 95. Ici on a l'impression d'une jeune fille perdue et un peu hésitante. Alors ça colle avec son histoire, mais ça fait un sacré écart avec ce à quoi je m'attendais.
Et un autre délire que j'ai pas compris : pourquoi Kitano est le seul à parler en japonais ?…

Mais bref, ce film est plutôt bon, je m'attendais à être déçu mais au final on se laisse prendre.
 

JESUS

Habitué
#87
Si je ne me trompe pas, l'acteur ne sais pas/refuse de parler anglais. Du coup ça explique déjà le fait qu'il ne parle pas anglais, mais sinon oui j'ai trouvé ça étrange en regardant le film.
 
#88
Je pensais à cette éventualité, mais ils auraient pu le re-doubler… Surtout pour les versions hors-anglaises :rolleyes:
Là ça fait bizarre. On attends une explication pendant tout le film.
 
#89
J'ai vu récemment Terminator: genysis et, comment dire :
Le scénario sans queue ni tête qui se prend les pieds dans le plat à de multiples reprises, le nombre incroyable de paradoxes temporels générés, les différents protagonistes qui ont le charisme d'une huître pas fraîche (à part Emilia Clarke mais c'est mon coeur de fanboy qui parle), Schwarzy qui en fait des caisses, etc. Rien ne va dans ce film.
Je l'ai regardé par acquis de conscience, me disant qu'ils ne pourraient pas faire pire que le 3. Et bien, note pour plus tard : ne jamais sous-estimer Hollywood dans sa capacité à sortie de la bouse
 

SPGK

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#90
Et puis la connerie ultime :
T1 : John connors dans le futur, qui envoie kyle reese pour sauver sarah connors, qui a un enfant de ce dernier, qu'elle appelera john, qui...
T2 : ... envoie, une fois adulte dans le futur, un T800 pour se sauver lui même, d'un T1000 qui à pour mission de tuer john connors adolescent, qui...
T3 : ...arrivé à l'âge adulte, doit mettre fin au jugement dernier avec l'aide, d'un T800, qui doit protéger john et son ex-future compagne, d'un TX, qui veut les tuer afin qu'ils ne mettent pas au monde leur enfant qui enverra le T800 pour sauver ses parents qui doivent mettre fin à Skynet...
TGynesis : ...Qui enverra un T1000 pour tuer sarah connors enfant pour qu'elle ne mette pas au monde john connors, qui envoya un T800 dans le futur pour proteger sa mère, enfant, avant d'envoyer kyle reese qui devait proteger sarah connors du T800 qui devait la tuer en 1984, mais qui au final n'arrivera pas car skynet à corrompu john connors du futur, devenu une machine qui veux tuer ses parents car Skynet c'est le sauveur du monde

c'est bon j'ai juste ??

et encore j'y inclu pas la timeline de salvation ou sarah connors's chronicles

pour moi ça aurait dû s'arreter à T2.... et j'ai même lu le roman de T2, qui d'ailleurs se fini, comme le script du scénar original, dans le futur, avec sarah, grand-mère regardant son fils et sa petite fille jouer dans un parc ! (fin alt, incluse dans la version Director's cut de T2 dans les bonus DVD)
 
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#93
pour moi ça aurait dû s'arreter à T2.... et j'ai même lu le roman de T2, qui d'ailleurs se fini, comme le script du scénar original, dans le futur, avec sarah, grand-mère regardant son fils et sa petite fille jouer dans un parc ! (fin alt, incluse dans la version Director's cut de T2 dans les bonus DVD)
Et encore T1 se suffit à lui-même puisqu'il crée une boucle temporelle. T2 est sympathique comme blockbuster mais commence à partir en vrille niveau paradoxe temporel. Mais ça passe encore.
 

JESUS

Habitué
#95
L’ambiance est trop différente pour le dire réellement, il est supérieur par les moyens techniques et financiers, mais en terme d’écriture pas sûr.

EDIT : Après juste pour voir la métamorphose de Sarah Connor il est giga cool. Linda Hamilton a fait un travail de folie et sera la seule raison de mon visionnage du prochain si elle joue bel et bien dedans.
 
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SPGK

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#96
je pense que Hamilton ne pourra pas tenir son rôle de "guerrière" comme on a pu le voir sur T2.... quand je vois ses rôles dans les dernières prod' dans les derniers shows TV.... (celui qui me reviens en tête, c'est celui de la mère de Chuck, en agent spécial sous couverture... c'était un peu limite !)

je la verrais plus comme la grand-mère que l'on traine comme un boulet dans une course poursuite.... ( et puis... quel rôle elle tiendra... vu son age, quel interet à la tuer ??)
 
#97
Mute (Duncan Jones, 2018)

Bon, j'ai vu Mute hier soir. Je ne savais pas trop quoi en attendre, Netflix ne produisant quasiment que de la merde, et le film se faisant défoncer par la critique comme pas permis. D'un autre coté, Duncan Jones a réalisé Moon, et semblait nourrir ce projet depuis très longtemps.

Finalement, je me suis décidé à le voir, et j'ai bien fait : le film n'est certes pas parfait, mais ce n'est pas le naufrage annoncé par les critiques. Et à vrai dire, j'ai du mal à comprendre pourquoi le film a subit un tel torrent de merde. Je suis vaguement allé voir les critiques, et elles sont d'une vacuité assez confondantes. Beaucoup de reproches se font sur l'inspiration Blade Runner par exemple (même si, pour ma part, je trouve que le travail sur les lumières et les couleurs est plus proche d'Akira).

C'est vrai, Mute est très inspiré par ce dernier, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Pour autant, Duncan Jones va plus loin, en proposant des visuels de jours inattendus, mais pertinents. Le but n'est pas seulement de singer, mais de proposer un environnement tangible. Pour moi, le pari est réussi. Mais alors, pourquoi tant de haine ? Les critiques pointent une certaines lassitude, voire une certaine paresse. Et... c'est tout ? Il semblerait. En général, quand j'aborde un film (ou un livre), je me demande si l'aspect SF est nécessaire. Pour cela, je me pose une simple question : l'intrigue de l'oeuvre aurait-elle été la même dans un univers contemporain ? L'intérêt de la science fiction est de nous faire réfléchir sur notre présent en exagérant ses défauts. Le but est alors de nous faire entrevoir d'autres perspectives ou d'autres schémas de pensées. Un bon exemple est le cycle de la Culture (Iain Banks) qui ne cesse de changer les points de vue pour dépeindre un monde tout en nuances. C'est beau, c'est fort, c'est riche. Malheureusement, ce n'est pas le cas de mute. Hormis le gimmick superficiel du héros refusant toute technologie (et se retrouvant étranger dans son propre monde), l'univers SF n'est ici pas vraiment pertinent. L'intrigue dépouillée de ses atours SF n'est plus qu'un banal drame familial.

Mais est-ce vraiment une raison pour défoncer le film ? Je ne pense pas. Le cinéma est avant tout un art visuel. Ce qui signifie que le réalisateur doit fabriquer de belles images, et s'en servir à des fins narratives. Et pour moi, ce contrat là est rempli. D'un part, visuellement, le film est à la fois crédible et esthétique. L'ambiance nocturne, grouillant littéralement de couleurs laisse parfois place à une ambiance diurne complètement dépouillée, où cet amoncellement aveuglant de teintes fluorescentes ne cache plus les lignes géométriques sordides des HLM berlinois. D'autre part, Duncan Jones nous offre d'excellents moments de narration, notamment visuelle, que ce soit dans la construction ou la représentation. On sent un bon sens du cadrage chez lui, précis et chargé de sens.

Pour autant, tout n'est pas rose. Si comme je viens de le dire, le réalisateur parvient à trouver de bons procédés narratifs sur la seconde partie du film, la première, elle, est beaucoup plus laborieuse. J'ai eu du mal à voir où il voulait en venir, et à comprendre la structure de son récit. On sent qu'il sait où il veut aller, mais qu'il ne sait pas trop comment nous y mener. C'est un peu gênant, ça entraine quelques flottements de ci de là, mais c'est heureusement rattrapé par la prestation des acteurs vraiment correcte. Merci au casting quatre étoiles.

Pour conclure, le film n'est ni mauvais, ni excellent. C'est le risque quand on tente des choses. Alors pourquoi un tel massacre ? J'ai finalement trouvé un avis sur Allo Ciné qui résume assez bien ma pensée :

Plus le temps passe, plus je me dis que le soucis de Netflix c'est le public, leurs films ont une visibilité accrue par rapport aux salles, c'est gratuit pour plus de 100 millions de personnes, et du coup des gens pas forcément adapté a un certain cinéma sont spectateurs. Si le film n'est pas un chef d'oeuvre je me demande a partir de quand le film mérite de se manger ce qu'il se mange.
On va pas se mentir, en dépit de son succès, la production filmique de Netflix est en grande partie catastrophique. C'est bien souvent digne d'un téléfilm (et encore) mais ça plait. Alors faire un film de genre, avec une réelle d'intention d'auteur derrière, ça doit faire bizarre à un public qui n'est pas forcément habitué, j'imagine. Il suffit de voir qu'une daube comme iBoy a reçu un meilleur accueil pour le comprendre...
 

Zengarv

Membre Actif
#98
L'Île aux Chiens. Wes ANDERSON. 2018.

Wes Anderson, c'est un réalisateur que j'aime beaucoup avec un réel style de mise en scène. Pour moi, c'est toujours un plaisir de voir ces films. Si en matière de stop motion son film ne peut pas rivaliser avec Laika ou Aardman l'Île au Chien se rattrape dans le style et les gimmick propres d'Anderson qui donne à l'ensemble son charme si particulier.

À titre personnel, j'adore les chiens donc je ne peux être complètement objectif sur ce film. Dans toutes les œuvres de fiction, ça me fend toujours le cœur de voir un chien blessé ou tué. Sur ce point, le film est un véritable ascenseur émotionnel.
 
#99
L'île aux Chiens, de Wes Anderson. Si le film n'est pas nommé dans la catégorie "meilleur film d'animation" ( sans revenir sur les véritables raisons de la création de cette catégorie, sinon je deviendrai méchant) aux Oscars, c'est à n'y rien comprendre. Moins mignon que les productions du Studio Aardman, le réalisateur nous offre une fable grinçante dans laquelle nos compagnons à quatre pattes se mettent à la place des hommes. Le film est très esthétique, bien fait, avec une belle musique et des voix originales de qualité. Il faut noter que les chiens sont traduits, mais pas les hommes, ou alors avec une interprète au besoin. Bien trouvé. Bref, pour le moment il est dans mon top des films 2018.
 
Suite au dernier Cosy Corner, je me suis fait The Battery.
Vraiment sympatoche comme film post-apo. Comme le disait medoc, c'est pas vraiment un film de zombie dans le sens où ils sont complètement secondaires. Tout est axé sur le duo de survivants, leur évolution dans ce milieu, leurs personnalités, toussa. Donc c'est clair que si on attend des hordes qui cavalent, avec une grosse musique épique, et des coups de fusil à pompe dans tous les sens, on va vite être déçu. Mais moi qui adore les ambiances à la 28 jours plus tard, où l'essentiel du film traite de la survie et de la psychologie, j'ai vraiment kiffé.
Et en effet, la scène finale est impressionnante.