Réactions sur les derniers films que vous avez vus

jeje829

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Les 2 films n'ont rien à voir. Et j'adore Dark City.
RIEN ? Oh, allons... La manipulation de la réalité, le monde inventé et contrôlé par des "entités supérieures" (qui fonctionnent d'ailleurs des les deux films comme des êtres non uniques, partageant une sorte d'intelligence collective, sauf un qui va développer une individualité pour faire face au protagoniste), le genre d'élu qui se retrouve avec les même capacités que les antagonistes, le guide qui connait les règles des deux mondes (Morpheus-Sutherland)... Après, je compare uniquement avec le premier Matrix.
Et ce sans même parlé des décors utilisés dans les deux films.
Je ne dis pas que l'un à copié sur l'autre, juste qu'on ne peut nier des points communs entre les deux films, encore plus marquants de par leur sorties rapprochées.
 

GipsyDangerous

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Tes visionnages de YT manquent cruellement de M. Bobine.
Fonce, vil gredin.
Je ne vois pas de quoi tu parles. Je n'utilise youtube que pour voir des clips.
Et ma remarque sur Dark City par rapport à Matrix était volontairement empreinte de mauvaise foi, car c'est un débat qui a déjà eu lieu il y a 20 ans, il est temps de passer à autre chose, non ?
 

Linsky

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On le sait et on l'a déjà dit, les films partagent la ou les même structure depuis l'Odyssée, si c'est source de débat ici, ça devrait l'être pour Dark City aussi puisqu'il a fait pareil..
En gros, ce qui rend Resurection pertinent c'est justement la note d'intention qui est de briser ce cycle. Et par extension, celle des personnages et de leurs fonctions attribué.
Moi j'aime bien la petite phrase piquante de l'Analyste sur les arcs en ciel, qui expose l'antithèse de cette frilosité des spectateurs et studio sur le concept de "changement". 😁

Bref, ce Matrix déconstruit tout ce qui a fait le succès de la trilogie pour signifier justement qu'il n'y avait plus rien à raconter, et qu'il serait temps de sortir des sentiers battus et attendus.

Ce n'est certes pas du génie mais l'intention reste audacieuse, et d'en faire une genre de gag avec le chat "déjà vu", ça devrait mettre la puce à l'oreille à l'industrie/spectateur.
 

#diez

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Scream 2022

Le cinéma en a marre. Quand une licence comme Scream commence à se la joue "méta-Matrix", il y a comme un petit bug dans les lignes téléphoniques d'Hollywood. Une plaie béante d'un cinéma qui ne veut plus se réinventer, qui refuse le risque. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, Scream a l'ambition de déconstruire son univers.

Après une séquence introductive relativement efficace, une sensation de présence malsaine se révèle, ce Ghostface ne sera pas comme les autres. Scream a toujours été méta, certes, mais ici, Matt Bettinelli-olpin et Tyler Gillett sortent les couteaux et tentent d'en déconstruire la moelle pour en faire une synthèse plus ou moins aboutie. Mais au contraire d'un Matrix Résurrections n'existant pas pour faire de cadeaux au fans, ce "requel" d'une saga entamée il y a plus de 25 ans, n'a pas les mêmes aspirations.

La déconstruction de Scream, ou de Stab, n'est pas une tâche aisée. En effet, l'équilibre est de temps à autre bancale. Le désamorçage constant et les commentaires méta-lourdingues des personnages, plus ou moins fans, radotant qu'ils ont conscience d'être les "acteurs" d'une récidive des évènements passés, est ni plus ni moins qu'une grossière excuse pour justifier des facilités narratives gênantes. La temporalité de certaines séquences s'en retrouvent malmenées, frisant parfois au ridicule.

Cela dit, les deux réalisateurs ne manquent jamais d'idées quand il s'agit de reprendre les clichés du genre et les mettre en scène de manière surprenante et ludique. Dans cette optique bien aiguisée, la caméra offre de rares plans habillements pensés et une ambiance notable en découle. Ces idées peuvent autant être d'un tranchant redoutable que se perdre dans la schizophrénie de son propre concept. Remake ? Reboot ? Suite ? Hommage ? Méta-hommage ?

Scream n'y manquera pas, son fan service est donc bel et bien présent. À plus ou moins fortes doses d'hémoglobine, il reste moins mortel qu'une balle tirée à bout portant en pleine tête. Mais à force de se sentir dans l'obligation de créer des conflits artificiels afin d'avoir de la matière ou de pouvoir forcer la disruption pour illustrer le propos, ce dernier épisode est dans l'hésitation constante de l'affirmation d'une position forte.

Matt Bettinelli-olpin et Tyler Gillett sont de fait tiraillés entre dénoncer la platitude stagnante du cinéma hollywoodien et l'envie de rendre hommage à un genre sans en égratigner la nostalgie des années 90/2000 qui lui est propre. En découle un film hybride au signal GPS bringueballant (c'est quand ça bringueballe), mais qui n'est dénué ni de sens ni d'intérêt.

Malgré sa tendance à traîner le cadavre d'un genre à bout d'idées, les deux réalisateurs réaniment Scream et offrent au minimum un beau petit hommage parfois raté, mais toujours sincère, à Wes Craven et au cycle méta-slasher qu'il entama en 1996.
 
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Linsky

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C'est pour charrier, mais... Faire une suite pour dire que ce n'est pas nécessaire ? Désolé, le message me passe au dessus. :D
Je met ça sur les pressions et contraintes contractuelle des studio..
C'est comme Raimi qui chie sur le Venom que Sony lui imposait, ou Carpenter qui saboté sciemment ses films pour rompre de façon tacite un contrat (L.A 2013.), ou encore Verhoeven qui crache sur l'industrie en sous texte..

J'ai pas du mal à imaginer que Lana a voulu elle même "detruire" toute possibilité, pour Warner, de continuer à utiliser son bébé..
C'est un peu ce que le film sous entend dans son propos d'un Neo qui ne veut plus et n'a de toute façon plus la motive de se battre, que le temps a passé, casser le cycle, les codes ect.
Le film est en quelque sorte un dernier hommage, de mon point de vue.
 

JoeHell

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Je vais matter Dark City alors, je crois que je m'étais endormi devant une version Divx pourrie il y a très longtemps, ça paraissait mou le début.
C'est possible que je confonde avec un autre film :normal:
 

tonio88

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La mutante (1995)

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Au début je l'ai regardé comme un nanard, et au final j'ai apprécié le film qui fait vraiment le boulot, avec une tension croissante tout le long.
Les effets spéciaux font rigoler aujourd'hui.
Le casting est juste dingue, autant de pointures c'est fou. Même Forest Whitaker !

J'ai enchaîné avec le 2e film qui est nettement plus gore, j'ai bien aimé tout en le prenant comme un film détente.
 
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#diez

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Hotel Transilvanie 4

La très mauvaise suite d'une mauvaise suite d'une moyenne suite d'un très bon film. Une belle constance décroissante qui s'évertue en dépit du bon sens à toujours s'éloigner du coeur géographique de la saga, l'hôtel Transilvanie. Oui, mais définitivement non.
 
  • Triste
Réactions : Ray

JoeHell

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Adieu les cons (2020)

J'ai loupé le dernier film de Dupontel au cinéma, qui a beaucoup trinqué des fermetures Covid (il a eu 2 sorties, et a subi les 2 fermetures de salles). J'ai profité d'une promo blu-ray à la Fnac.
Alors que j'étais plutôt repoussé par la présence de Virginie Efira en 1er rôle féminin, par rapport à son passé de présentatrice d'émissions de télé-réalité dont j'étais pas fan, et aussi quelques rom-coms assez nulles dans lesquelles elle avait joué, là j'ai pu me faire une autre idée de son jeu d'actrice qui était plaisant.
Dupontel incarne un responsable informatique, c'est rigolo de le voir jouer mon taf :) On passe sur les interfaces informatiques foireuses représentées au cinéma, il y a bien sûr quelques absurdités, mais j'ai fait l'effort de me mettre au niveau d'un spectateur avec les connaissances IT basiques pour ne pas me gâcher tout le film.

"Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l'enfant qu’elle a été forcée d'abandonner quand elle avait 15 ans.
Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable." J'ai essayé de pitcher sans spoiler, mais Allociné le fait mieux que moi.

J'ai trouvé le film très bon, et je suis très content des 7 Césars obtenus par l'équipe du film. Dupontel s'est souvent plaint des scénarios merdiques qui remportent les prix habituellement au détriment des films plus underground. Là il a trouvé un juste milieu qui mélange pas mal de genres, et surtout les acteurs jouent très bien par rapport à la moyenne des films français que je vois. Nicolas Marié et Jackie Berroyer m'ont bien fait rire :)

Bonne surprise, il y a des sous-titres en anglais, même si j'ai abandonné l'idée de prêter des films à mes collègues étrangers, la plupart n'ont ni télé ni lecteur blu-ray :cry:
 

GipsyDangerous

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Hotel Transilvanie 4

La très mauvaise suite d'une mauvaise suite d'une moyenne suite d'un très bon film. Une belle constance décroissante qui s'évertue en dépit du bon sens à toujours s'éloigner du coeur géographique de la saga, l'hôtel Transilvanie. Oui, mais définitivement non.
C'est celui disponible en SVOD ou c'est sorti en salles ?

Vu que j'ai copieusement détesté le 3, merci de me faire économiser mon temps.
 

pafnouti

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J'ai vu 2 films avec Sydney Poitier ces derniers jours : Devine qui vient dîner... et Dans la chaleur de la nuit.
Je ne connaissais cet acteur que de nom, et j'ai vu ces 2 films datant de 1967 avec plaisir.

Dans Devine qui vient dîner... il interprète le rôle d'un médecin qui vient de rencontrer une jeune femme à Hawaii, dont il est épris, et qu'il a le projet d'épouser. Le film évoque les réactions des 2 familles face à cette situation inhabituelle à l'époque : une relation entre un homme noir et une femme blanche. Il y a plusieurs aspects mis en relief avec des classes sociales différentes, le fait d'être confronté à une situation réelle par rapport à ses "idéaux" (les parents de la jeune femme sont censés être politiquement "libéraux" -acception US du terme-... et évidemment ils ne sont pas très enthousiastes), les rapports avec leur femme de ménage (j'ai trouvé la fille assez irrespectueuse envers elle à vrai dire) et sa réaction face au fiancé noir.... C'est à la fois "de cette époque-là"(en particulier parce que certaines choses ont quand même changées, comme le fait qu'il n'y a plus d'état américain qui interdise les mariages mixtes -enfin j'espère ! 😅 ), et en même temps j'ai trouvé une résonance actuelle parce que j'imagine encore très bien ce genre de situation se produire.

L'autre film, Dans la chaleur de la nuit, confronte un policier noir de Philadelphie, expert en homicides, nommé Virgil Tibbs, (Sydney Poitier) à des policiers blancs (entre autres....) dans une petite ville du Mississippi où un industriel local est retrouvé mort. J'ai un peu regretté le cliché "les ploucs du fin fond de l'amérique dont tous des idiots racistes irrécupérables", mais en même temps j'ai trouvé que le personnage campé par Sydney Poitier les remet bien en place (dans certains cas avec de l'aide), mais sans les humilier non plus. Le shériff blanc, interprété par Rod Steiger et qui se voit contraint de travailler avec Virgil Tibbs pour élucider le crime, m'est apparu plus complexe au fur et à mesure de l'intrigue. A noter que le personnage de Virgil Tibbs fait lui aussi des erreurs, ce n'est pas un "héros" monolithique, ce qui là encore complexifie le rôle, et le rend plus intéressant à mes yeux. Dans ce film aussi sont évoquées les rapports entre classes sociales, même si c'est moins apparent que dans Devine qui vient dîner....

Dans les 2 films, j'ai été impressionnée par Sydney Poitier. Je lui ai trouvé une sacrée présence à l'écran, et de la justesse dans l'interprétation (les scènes de colère en particulier, un peu contenue mais pas complètement non plus, j'ai vraiment trouvé ça pile poil bien dosé).
C'est dommage que comme souvent il faille attendre le décès d'un acteur pour que ses films soient rediffusés, mais bon, au moins, maintenant je connais un petit morceau de sa carrière, et si j'ai l'occasion, je regarderai encore les films dans lesquels il apparait.
 

#diez

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L'amour c'est mieux que la vie.

Claude Lelouch
et moi c'est une belle histoire d'amour qui commença par hasard, me semble-t-il, en 2008 avec le visionnage du thriller Roman de gare. Aujourd'hui, même si l'évolution de son style me parle moins, je reste profondément attaché à ce que son cinéma raconte et a raconté.

"L'amour c'est mieux que la vie". Cette maxime en guise de titre, propre à Claude Lelouch, risque une fois de plus de désarçonner le spectateur le moins avertie et le plus septique. Celui qui se méfie des messages simples et optimistes. Comme si l'optimisme était un moyen opportuniste de raconter une histoire, comme si cela était une invention du mal. C'est justement de cela que parle le cinquantième film de son metteur en scène, du mal et du bien. De la vie, l'amour et la mort. Toute une vie de cinéma finalement.

Le Claude Lelouch "moderne" n'a plus vraiment le soutien de la presse et du public. Parfois à juste titre. Son style n'est pas des plus accessible, entre lourdeur marquée et gêne sporadique, le réalisateur s'enferme parfois trop dans son labyrinthe mental, quitte à se mettre à dos son audience. Mais malgré cela, on ne peut pas lui enlever cette conviction intime qui a toujours animé sa philosophie de vie et son cinéma. On ne peut pas lui enlever cette incroyable fidélité qui rend son cinéma unique et sincère. L'itinéraire de cet enfant de la guerre et de la caméra est d'une cohérence rare en plus de 80 années de vie et 60 ans de cinéma.

Ces amours-là, en 2010, était déjà une magnifique synthèse, de vie, d'amour et d'aventure du réalisateur. L'amour c'est mieux que la vie est le nouvel opus de cette réflexion 2.0 post-synthèse. L'aventure c'est l'aventure, la vie c'est la mort, la mort c'est la vie. C'est la simplicité universelle des choses qui aujourd'hui guide le cinéma de Claude Lelouch. Et la mort, il en parle comme d'une composante indispensable au bonheur. Aussi maladroit soit son propos, il n'en demeure pas moins d'une grande justesse. De cette justesse il en retient une belle histoire d'amour, des moments de vie lunaires et cette simplicité si caractéristique où le vrai conflit découle de pauvres considérations que le genre humain s'impose pour souffrir. Un besoin vital de cette souffrance pour se sentir libre et vivant, le propre de l'homme.

Claude Lelouch est passé par tous les genres. Il a vécu une partie de sa vie par procuration du cinéma en passant par le drame, la romance, l'Histoire, le western, la guerre, la science-fiction, la comédie, l'aventure, le thriller, ... toujours en parlant de ce qu'il a vécu dans sa jeunesse et de ce qui l'a fait grandir et aujourd'hui s'assagir. L'amour c'est plus beau que la vie, c'est plus que jamais se confondre dans ses actrices et acteurs et se raconter au travers de ses personnages. C'est une ode à la vie et à l'amour.

Claude Lelouch et moi c'est une belle histoire d'amour qui commença, me semble-t-il, en 2008. Une grande aventure humaine à travers les âges. Malgré les maladresses de son nouveau long-métrage, malgré sa narration qui a tendance à s'élargir inutilement, cette grande histoire continuera encore longtemps.

Tu m'a éveillé à un cinéma vers lequel je ne serais peut-être jamais allé. Tu as fait évoluer ma vision du divertissement cinématographique comme je ne m'y attendais pas. Tu m'a ouvert les portes d'un siècle entier de cinéma.

Salaud, je t'aime.
 
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