Le petit monde des racisés

P'tib

Habitué
Purée ce forum, si on ne le lit pas pendant une semaine, on doit prendre une journée pour rattraper.
Vous voulez pas juste poster des "lol" et des "+1", ^^

Le principe du privilège, c'est que c'est une notion décrivant une position générale, pas d'un jugement de la personnalité de tout un chacun. Il ne faut pas le voir comme une définition essentialiste ("je suis blanc donc je vais penser ainsi") mais plus comme un facteur expliquant certains biais de perception, pensée et comportement ("j'agis ainsi car ma position de blanc induit un biais dans mon expérience du monde").
+1, même si très personnellement je pense qu'on pourrait trouver un meilleur terme que "privilège", que je n'arrive pas à associer à autre chose qu'à la noblesse médiévale.

Déjà, même si on l'utilise souvent comme nom, le racisme n'est pas une identité mais un système. Un système dont tu fais partie et dont tu profites particulièrement en tant que personne blanche.
+1.

Par ailleurs, si vous pensez que AnaJiggle est une despote agressive, c'est que vous n'avez pas été souvent confronté à la contradiction dans votre vie...
Elle répond de manière argumentée à tout, même aux trucs balancés avec une légèreté agaçante alors qu'on parle de choses graves.
J'ai vu sur ce forum des gens s'écharper avec une vraie violence sur des sujets beaucoup moins sérieux.
Je me trouve moi-même bien plus agressif et sec qu'elle.
 

zardoz

Membre Actif
Il ne suffit pas de dire que les gens sont des despotes, il faut préciser en quoi, où sont les indices, les preuves, les éléments, les angle morts éventuels. Question de voir si il y a une distinction à faire entre son ressenti et les raisons des propos, des discours.
Il en va de même pour le terme "effet de manche", qui désigne de la tricherie par excès dans les attitudes, ce qui présuppose que les personnes concernées ne seraient pas sincères, d'une certaine manière, et que leur but seraient de manipuler par le vide, dans une discussion c'est forcement dans le but de discréditer, dans avoir l'air. Ça reste à préciser, sous entendu : à démonter.


Il ne faudrait pas confondre la fulgurance et le propos non suffisamment développé (à sont propre goût) avec de l'arnaque.
Et affirmation d'effet de manche ne traite même pas du contenu, relève-t-il d'un quelconque artifice, une sorte de sophisme ou pas... Si oui, cela peut plus ou moins se mettre en évidence.


Les accusations vagues, c-à-d non étayées, non argumentées un minimum, sont dès plus délétères, elles relèvent de la tricherie au pire, de l’insuffisance d'une basique lucidité moins pire.
Quant à se défendre (à bon ou à mauvais escient) lorsqu'on est attaqué (à bon ou à mauvais escient) ou que l'on se sent attaqué, on ne va pas mourir ou être estropié d'un instant à l'autre dans une discussion (sauf narcissiquement, bien sûr, mais cela arrive des centaines et des milliers de fois tout au long de sa propre vie, (heureusement?), nous avons le choix des armes et des procédés, du bénéfice du doute (qui n'est pas que pour soi ... Ou l'autre, mais aussi pour les perspectives du sujet), et la défense saine c'est de démonter l'attaque ... mécaniquement, rationnellement et de démontrer ainsi en quoi l'ad hominem était là injustifié et faux.


Ce qui me ramène dans ce propos à la culpabilité évoquée elle aussi plus haut. Dans les sociétés on se régule, se contrôle, s'influence aussi et beaucoup par la culpabilité et par la honte (dans certaines plus la honte dans d'autres plus la culpabilité), à bon ou mauvais escient et à l'excès ou pas, volontairement et involontairement, tout le monde, régulièrement, à tout bout de champ et partout, faut pas délirer, c'est pratiquement incontournable. Personne ne doit se retenir de pointer et disséquer ce qu'il juge être un biais ou autre sous prétexte que cet acte va culpabiliser la personne concernée. La question est de savoir, de déterminer quand il y a erreur (prémices fausses, incomplètes et/ou raisonnement para-logique) ou pas, ou pire ... manipulation ou pas, dans le sens de tricherie j' veux dire.
On ne peut pas éviter ses propres émotions, mais on peut les naviguer, les contourner, les questionner aussi, ne pas les prendre pour argent comptant, les utiliser comme un sens, un radar pour se naviguer soi même, les piloter un peu à la longue plutôt que de se faire piloter par elles. Il y a plein de processus en soi on est pas forcé de s'identifier ou de s'identifier complètement au moindre de ses pets. C'est pas un luxe c'est une nécessité vitale ... littéralement. Comme les nuances.


Naturellement, parfois les fulgurances ressemblent à des provocations et parfois en sont, les provocations sont des manipulations, mais les manipulations ne sont pas toutes des tricheries. Quand il est mainte fois tenté une explication et qu'elle reste très partiellement perçue, et que lassé vous tentez une pirouette qui n'en est pas une, mais qui est un effet (et pas de manche) dont le but est une mise en perspective ou un renvoi à un mécanisme qui vient de se produire, alors oui ça a la puissance et le goût du sarcasme, mais il faut réaliser que vouloir ou s'attendre à ce que sont interlocuteur soit réellement didactique ... en temps réel ... devrait s’accompagner du fait de comprendre qu'être didactique ça a un énorme coût au niveau de l'individu, en énergie, en temps, en capacité d'anticipation du/des receveur(s) et en effort de synthèse et en déception éventuellement décuplée selon les éventuels retours (bref il y aurait un lourd investissement) ... Et puis on sortirait vite de ce qu'est le format de la discussion et du débat dans l'esprit de la plupart, et d'autres types de reproches sur la forme s'en suivraient probablement, ça s'est déjà vu.


Imaginer le faire comme si c'était pour un enfant de 4 ans (en plus lequel ... je songe à ma nièce qui vient de les avoir et qui est pleine de pourquoi depuis des années, et ce sont les questions qu'elle ne pose pas et les idées qu'elle se fait en silence qui sont les plus préoccupantes, parce qu'elle observe au ma-xi-mum ...), le temps d'une discussion, pardon mais là ça consisterait en un vrai métier ... à inventer.


Personne ne roule pas dans des plus ou moins voitures qui ont des presque moteurs parce que c'est impossible, mais dans le langages nous n'avons pas les sanctions mécaniques de la physique, d'où la nécessité lors d'un échange du recul sur ses émotions, sur ses drames intérieurs, et de la discussion dans la discussion. Quand le fond est virtuel donc qu'il n'est qu'une manipulation de la forme, je me répète, on le montre/démonte/démontre.


On est pas des machines, je comprends bien que l'on puisse se lasser, perso' plus je "vieillis" moins j'ai de patience, j'ai même décidé un jour ... à force, d'arrêter ce truc qui implique une énorme diplomatie qui confine souvent à la dilution, à d'infinis détricotages de phrases creuses de gens qui ne sont sont pas tellement "tourmentés" (et même ceux qui souffrent vraiment très profondément ne se "tourmentent" pas plus que ça, souvent, c'est dire ... J'ai des noms et je pourrais développer ce paradoxe IoI), et caetera. Pour pas grand chose au final. Perso quand dans un tas de à peu près boue il y a un truc de droit ou d'intéressant je prends, comme point d'appui du moins, vers autre chose. Quand quelqu'un me dit quelque chose qui me semble juste au travers de postillons et en haussant le ton ou quoi ou qu'est-ce, je prends, d'une manière ou d'une autre.
Si on ne veut pas ou plus s'emmerder à discuter ou débattre, sans se braquer fondamentalement, on peut encore s'informer et approfondir ailleurs, puis par la suite y revenir ... éventuellement.

(Et Linsky, en CE2 ? Tu pourrais rajouter quelques instit'... Et pour le Brésil en effet, dès la France le problème est visible dans les Antilles françaises, tout part de là pour Frantz Fanon, cet héritage raciste se retrouve entre membre de dans sa famille selon les nuances de couleur notamment des adulte vers les enfants en terme de préférences. C'est exactement l'histoire de ma mère (qu'elle m'a raconté j'étais tout gosse) par rapport au reste de sa famille puisque sa mère l'a eu avec un Antillais qui est un Africain noir émigré du continent Africain, avec son père lorsqu'il était bébé, au début du 20 ème siècle. Les conséquences en cascade de ce mépris fait qu'elle se débrouille pour quitter la Martinique et se retrouver en métropole loin de l'anathème permanentant de sa famille (y compris celle de sa propre génitrice ... l'ironie). Et j'en ai autant du côté de la Guadeloupe du côté de mon père avec un agencement différent de la direction des préjugés racistes puisque cette fois ci ce sont certains des enfants (mon père, nous soupçonnions [mes soeurs et moi]), et une de ses soeurs, clairement (sans jeu de mots IoI) des mes grands parents qui les dirigeaient vers leurs parents en terme de préférence affective en fonction de leur couleur (mère blanche de famille béké [son père a foutu sa propre femme et ses filles [dont elle donc] dehors pour épouser une jeunette] et père noir) ...)

EDIT : (AnaJiggle, c'est man, mais ça aurait été la classe de pouvoir répliquer : "Mon nom est personne").
 
Dernière édition:
J'avais complètement oublié punaise.

Mary J. Blige to Star in Horror Thriller 'Body Cam'

Malik Vitthal, who was behind the 2014 John Boyega crime drama Imperial Dreams, is directing the feature, which is being produced by Matt Kaplan. Body Cam focuses on several LAPD police officers who are haunted by a malevolent spirit that is tied to the murder of a black youth at the hands of two white cops, all of which are caught on a body cam video that was destroyed in a cover-up. The story has been described as a tonal blend of Get Out and End of Watch. The spec script was written by Richmond Riedel, and rewritten by Nicholas McCarthy and John Ridley.
 
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