La météo des émotions

Ray

Habitué
J'angoisse beaucoup ces derniers jours car j'ai une connaissance qui m'a envoyé une super offre d'emploi dans son labo (malgré quelques défauts à court terme comme un salaire inférieur à mon salaire actuel mais avec la possibilité de monter bien plus haut voire d'être formé en interne ce qui est impossible dans mon boulot actuel) et j'ai pas envie de la louper.

Mais ça veut dire aussi faire un gros saut dans le vide par rapport à ms habitudes, et encore seulement si je suis pris.

Bref mon cerveau panique dans tout les sens sans aucune logique et j'ai un peu peur de planter l'entretien à cause de ça (ça fait 10 ans que je n'en ai pas passé).
 

Mondainai

Habitué
Ah ben y'a de quoi avoir les plombs qui sautent ! Je crois que mon cerveau ferait la même que toi.

Si je me fie à mes outils de gestion des émotions:
Faut voir si changer de job appelle à satisfaire un besoin qui ne l'était pas chez toi et qui pourtant t'apparait aujourd'hui comme étant absolument fondamental (un besoin à identifier donc: besoin d'accomplissement, d'évolution, d'apprentissage…) ou si c'est juste une envie/tentation parmi d'autres auquel cas, il y a peut être d'autres manières plus simples de répondre à ton vrai besoin.

Tu me fais un peu penser (dans une moindre mesure) à un pote qui était torturé psychologiquement et qui me disait: ce serait tellement plus simple si je n'avais pas le choix (alors qu'on lui proposait de choisir entre le foie gras et le caviar niveau pro aussi).

Quelques phrases clés de Thomas d'Ansembourg en vrac :
* La peur n'est pas là pour inhiber, mais pour permettre avec plus de conscience.
* La vie est un flot qu'il faut suivre au lieu de lutter contre (accepter les deuils, séparations pour être pleinement dans le réjouissement du renouveau et de ses choix)
* De même que la vie appelle une chenille à devenir papillon (le processus pouvant lui faire peur pour un résultat inconnu mais infiniment plus gracieux), elle peut nous appeler à devenir autre chose en nous faisant passer par une phase de transition potentiellement inconfortable (qu'il appelle "le syndrôme de la main vide") avant d'atteindre un niveau de bonheur/harmonie supérieur
* le risque est donc danger ou opportunité.

Courage !
 
Dernière édition :

Ray

Habitué
Disons que comme je donne (et la plupart de mes collègues aussi) max 5 ans de vie au labo dans lequel je bosse, il faudra de toute façon en partir avant la chute (sinon étant sous-traitant je vais finir par me retrouver là où ils voudront me caser et comme je leur coûte cher à cause de mon poste actuel je leur fait confiance pour me caser sur un poste pourri pour me forcer à abandonner).
 

silly_san

Habitué
Je repasse ici pour donner un peu des nouvelles et demander des conseils.
Depuis la dernière fois j'ai donc donné ma lettre au directeur, vu le responsable RH qui m'a expliqué que «si je pouvais rester plus longtemps car c'est vraiment pas le bon moment…».
Puis j'ai vu l'infirmière du CMP et tout déballé en étant en larmes. J'ai refait une crise de panique au boulot car je n'arrivais pas à trouver la panne (un samedi soir).
Depuis je suis en arrêt maladie qui se prolonge.
Et la semaine dernière a été la semaine des bonnes nouvelles :
Mardi on me demande si je suis libre pour un entretien le lendemain et j'accepte avec un peu de stress au vu de ma situation mais ça se passe finalement bien.
Le jeudi j'avais rendez-vous avec la psychiatre du CMP avec laquelle j'ai discuté de ma situation. Elle m'a posé des questions sur mon passé, mon état actuel…
Le vendredi matin j'avais un autre entretien dans une entreprise à laquelle j'avais envoyé mon CV. Ça s'est plutôt bien passé aussi.
L'après-midi je décide de passer à l'entreprise pour donner ma nouvelle prolongation d'arrêt maladie et en profiter pour discuter un peu avec les personnes que j'apprécie là-bas. Et finalement j'apprends par la bouche même du directeur que finalement ils ont changé d'avis et acceptent une rupture conventionnelle.
J'ai donc rendez-vous ce vendredi (29 novembre) pour négocier et signer la rupture de contrat.

Donc ça y est! Côté professionnel ça s'éclaircit. Même si les entretiens que j'ai passé ne débouchent sur rien je peux partir l'esprit tranquille et avoir des droits chômage pour ne pas être dans l'urgence de trouver un boulot.

Maintenant le côté personnel. Je suis en dépression. Clairement. Quel type de dépression? Ça je ne le sais pas trop exactement. Mais les évènements de cette année et cet été ont sûrement été les révélateurs d'anciennes blessures non/mal guéries.
J'ai clairement un mal-être affectif et ce qui s'est passé cet été m'a foutu un coup de pied au cul mais aussi un coup au cœur.
Maintenant j'ai un souci avec mon mode de vie. Je vis seul et suis déprimé. J'ai bien des amis qui m'épaulent mais au quotidien faire de simples tâches semble impossible ou extrême.
Me lever le matin me prend une heure au minimum! Je mets des plombes à me décider à faire telle ou telle chose. Je suis «fatigué» continuellement. Je ne prends pas vraiment de plaisir à ce que je fais. Je mange très irrégulièrement.
Enfin bref c'est le bordel et comme je vis seul ça n'aide pas à se motiver.
Comment faire pour ne pas tomber dans un cercle vicieux?
 

WillSnow

Habitué
Perso je ne saurais te donner de conseil car ce n'est pas a moi de te dire ce qu'il est préférable de faire.
Je ne sais pas ce que tu recherche et ce qui te satisfait dans la vie.
Voir de nouvelles personne, faire une activité particulière, apprendre de nouvelle chose...
Il suffit parfois de petite chose simple et quotidienne.
Mettre en avant les petits plaisir qui permettent de relativiser.
La façon de percevoir les choses influe grandement sur l'humeur.
 

hakugei_

quiche végane
Membre du Staff
Pour avoir déjà été dans un état dépressif à cause d'un boulot pas top, et de soucis persos qui se cumulaient avec, ce que je peux te dire, @silly_san, c'est que ça ira forcément mieux à l'avenir. Pour l'instant c'est normal d'être encore dans cet état, d'avoir des difficultés pour les tâches quotidiennes et envie de rien, mais toutes les petites victoires vont t'aider à en sortir (que ce soit du professionnel, ou le fait de te faire aider pour le côté perso) ;)
C'est déjà énorme que tu aies fait ce qu'il faut pour quitter ton job, ça va te donner l'impulsion pour la suite !
 

Ray

Habitué
Bon je viens de donner ma démission pour mon travail.

Normalement si tout ce passe bien (pour des raisons de timings serré indépendants de ma volonté et de celui du labo qui veut m'employer, je doit la donner avant la signature du contrat car sinon je n'ai pas un préavis suffisamment court pour avoir le poste), à partir de Janvier je bosse pour le CNRS et plus comme sous traitant pour Umbrella. Mais j'aurais plus de transport et un salaire légèrement plus faible mais situé à l'endroit où l'on voudrait habiter avec @lolet, dans une équipe dont je connais déjà un membre et avec un travail un poil plus intéréssant (mais un micro-poil) et surtout moins chargé et surtout une vrai convention d'entreprise.

Bref j'ai l'impression d'être un assassin qui fait un saut de la foi sans savoir s'il y a bien un botte de paille en dessous.

Pour autant je suis soulagé. Car si j'aime bien la plupart de mes collègues, le fait de travailler en tant que sous-traitant faisait que j'avais des conditions de travail clairement inférieures au même poste non sous-traité. Et plus le temps passais, plus on les a vu se dégrader. Avec de grosses surcharges de travail (sérieux mon premier poste pour lequel on me donnait une journée pour le faire maintenant représente 1h30 de mon temps de travail, j'ai vérifié), des remplacement plus nombreux et qui ont été de moins en moins rémunéré au point de ne plus l'être du tout.

Et puis d'une manière générale, j'ai vraiment besoin de changement je devenais dingue d'avoir un boulot que je connaissais par cœur. Je me demande si ce n'est pas ça qui m'a le plus motivé en fait.

Donc bon je pense avoir fait le meilleur choix possible, même si je trouve que c'est plus du moins pire qu'un vrai bon choix (j'espère juste que la vie me laisse un choix meilleur qu'entre les fins de The Sinking City :heureux:).

Mais le stress de cette journée m'a épuisé, je me sens vide.


(normalement c'est de la musique libre alors je pense pouvoir poster ce lien sur le forum, les modo corrigez moi si je me plante, les auteurs sont dans la description)
 

ythrion

Habitué
Et puis d'une manière générale, j'ai vraiment besoin de changement je devenais dingue d'avoir un boulot que je connaissais par cœur. Je me demande si ce n'est pas ça qui m'a le plus motivé en fait.
ça clairement, c'est ce qui m'a fait changer de poste y a quelques mois. Au bout de 4 ans à faire la même chose (même si y avait des variantes inhérentes à ce que je faisais), au bout d'un moment t'as fait le tour et t'as envie de voir autre chose.
J'ai la chance d'avoir pu changer de fonction tout en restant dans la même équipe et avec le même groupe de collègues, donc j'ai gardé tous les avantages sur l'ambiance de travail toussa toussa, et même si ma charge de travail a beaucoup augmentée avec ce nouveau poste, il est super intéressant.
J'espère pour toi que ce changement t’apportera de bonne choses :)
 
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Réactions : Ray

Bluesiders

Habitué
Youtube rewind nous informe qu'Aya nakamura est l'artiste francaise la plus regardee en 2019.... la musique pleure...
 

Linsky

Habitué
On a les mêmes réference, je vois.. :normal:

Ainsi soit il mais soit plus claire,
Exprime toi dans la langue de Jean-Batiste Moliere.
 

GipsyDangerous

Habitué
Commence le premier. Et c'est Jean-BaPtiste Poquelin dit Molière, svp. (Et je ne parle pas des autres fôtes d'orthografe). :normal:
 
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