日本語 (Le topic de la langue japonaise)

Rinkio

Modo-sacripa[N]t
Membre du personnel
#1
Langue japonaise
Le japonais est la langue principale du Japon. :normal:
Il s’agit d’une langue « isolée », formant avec les dialectes des îles du département d’Okinawa, le groupe des langues japoniques.

Le japonais utilisé à Tōkyō est dit « japonais standard moderne », à cause de la prédominance des médias nationaux (NHK, …).
Beaucoup de particularités régionales existent, tant pour le vocabulaire, la grammaire ou la prononciation.

Vocabulaire
Le vocabulaire du japonais est composé de mots de différentes origines :
  • 和語 (wago) : mots d’origine purement japonaise ;
  • 漢語 (kango) : mots sino-japonais, introduits de Chine à partir du IVe siècle ;
  • 外来語 (garaigo) : mots d’origine étrangère (pour la plupart occidentale) à partir du XVIe siècle ;
  • mots d’autres origines : sanscrit (bouddhisme), aïnou (extrême-orient sibérien), …

Les différentes parties d’un mot composé peuvent être d’origines différentes :
Exemples :
荷物 (にもつ) « bagage » composé d’un wago et d’un kango.
バス停 (バスてい) « arrêt de bus » composé d’un garaigo (emprunté à l’anglais) et d’un wago.​

Méthode d’écriture
Traditionnellement, les textes japonais sont écrits verticalement, de haut en bas, puis de droite à gauche.
De plus en plus de textes courants sont écrits à l’occidentale (lignes de gauche à droite puis de haut en bas),

La littérature (romans, poèmes, bulles de mangas) est en principe écrite verticalement.
Les journaux optent souvent pour une composition mixte : titres verticaux à droite du texte qui est écrit horizontalement.

À la différence des caractères occidentaux, chaque caractère pret la mème place, il n’ait qu’un seul trait ou une vingtaine.
Les écoliers japonais utilisent un papier quadrillé pour apprendre à tracer les caractères de taille identique.

Les mots ne sont généralement pas séparés par une espace,
c’est le contexte et l’alternance des différentes écritures dans une phrase qui permet de la découper en « mots »
La notion de « mot » est elle-même floue, la distinction entre suffixes et particules n’étant pas toujours précisément définie,
Il est plutôt question d’unité sémantique composée d’un mot lexical, de son suffixe et d’une particule précisant sa fonction dans la phrase.

Écritures
Plusieurs écritures différentes sont utilisées pour transcrire le japonais :
  • 漢字 (kanji) : Environ 6 000 idéogrammes pour la plupart importés de Chine ;
  • 仮名 (kana) : Environ 160 caractères utilisés pour leur valeur phonétique répartis en deux « syllabaires » :
    平仮名 (hiragana) : Environ 75 caractères utilisés pour retranscrire les mots japonais et sino-japonais,
    片仮名 (katakana) : Environ 85 caractères utilisés pour retranscrire les mots étrangers ;
  • ローマ字 (romaji) : alphabet latin, chiffres occidentaux, …, utilisés dans les nombres, certaines abréviations, …

Une phrase (voire un mot) peut comporter à la fois des kanji, des hiragana, des katakana et des romaji.
 
Dernière édition:

Rinkio

Modo-sacripa[N]t
Membre du personnel
#2
Kanji
Les moines bouddhistes ont importé les caractères chinois au IVe siècle. Auparavant, les langues japonaises étaient orales.
Les idéogrammes chinois ont été utilisés pour transcrire à la fois les mots kango et les mots wago de sens équivalent.
Ces idéogrammes sont devenus les kanji japonais.
Les kanji retranscrivant les mots wago ont gardé la prononciation initiale japonaise.
Les kanji retranscrivant les mots kango ont adapté la prononciation chinoise aux particularités de la langue japonaise.

Exemple : « quatre »
Prononcé en chinois, shi en sino-japonais et yon en japonais.​

Les idéogrammes chinois sont également à l’origine des écritures traditionnelle coréenne et vietnamienne.
Au fil des siècles, ces écritures ont divergé entre ces quatre langues (voire à l’intérieur d’une langue).

Exemple : Le caractère signifiant « langue, mot, façon de parler » s’écrivait traditionnellement .
Il a été simplifié en en chinois et en en japonais.​

Classification des kanjis
Il existe plusieurs dizaines de milliers d’idéogrammes chinois, mais le japonais n’en utilise plus que environ 6 000.
  • 1 006 kyōiku kanji « caractères scolaires » appris par les écoliers japonais durant les 6 années d’école primaire.
    80 caractères son appris en première année, 160 en deuxième année, puis 200, 200, 185 et 181.
  • 1 130 kanji appris durant les 3 années de collège et les 3 années de lycée.
    Ils forment avec les kyōiku kanji la liste des 2 136 jōyō kanji « caractères d’usage courant ».
  • 863 kanji font partie de la liste des jinmei kanji « caractères utilisés dans les noms propres ».
  • Environ 3 000 caractères font partie des hyōgai kanji « caractères en dehors des tables », leur usage est rare.

Les listes de kanji sont définies par le ministère de l’éducation japonaise, et régulièrement mises à jour :
  • Le nombre de jōyō kanji est passé de 1 945 à 2 136 en 2010 (avec l’ajout de 96 kanji et le retrait de 5)
  • Le nombre de kyōiku kanji passera à 1 026 en 2020, ce qui n’en laissera plus que 1 110 enseignés en secondaire.
  • Un jinmei kanji a été ajouté en janvier 2015, et un autre en septembre 2017.

Furigana
Dans les médias, les mots ou kanji qui ne sont pas censés être connus des lecteurs sont soit remplacés
soit par l’écrture en kanas correspondant à la prononciation, soit « sous-titrés » en furigana.
Les furigana sont une version réduite des hirakana, placés juste à côté du mot ou kanji correspondant
(à gauche pour l’écriture verticale, ou au-dessus pour l’écriture horizontale)

En fonction de l’âge du public, les jōyō kanji peuvent être accompagnés de furiganas,
les médias généralistes ne mettent pas de furiganas sur ces kanjis qui sont connus de tous les japonais adultes.
Les kyōiku kanji et hyōgai kanji sont accompagnés de furiganas (sauf si le contexte ne laisse pas de doute)
Dans les livres pour les jeunes enfants, les mots en katakana sont également accompagnés de furigana

Exemple :
Le nom de la ville de Sapporo est composé de deux kanji
(kyōiku kanji de 4e année) et (jinmei kanji)
Selon le contexte et l’âge du lecteur, cela pourra être écrit :
さっぽろ  ぽろ
札幌, 札幌, 札幌, さっ幌 ou さっぽろ
 
Dernière édition:

Rinkio

Modo-sacripa[N]t
Membre du personnel
#3
Kanas
Quand un mot (ou une partie du mot) n’a pas d’écriture habituelle en kanji,
ou qu’il n’est pas possible de les utiliser (kanji non connu du lecteur, contraintes techniques, …),
les sons sont écrits en hiragana (et parfois en katakana).

Les kanas ont été standardisés au début du XXe siècle, à l’origine ce sont des simplifications
graphiques de kanji initialement utilisés pour leur prononciation.
Les hiragana étaient auparavant l’écriture cursive utilisée par les femmes.
Les katakana étaient auparavant l’écriture anguleuse utilisée par les hommes.

Le japonais « moderne standard » utilise 46 hiragana et 46 katakana de base
Certains dialectes et textes anciens utilisent des kanas correspondant à des sons « qui n’existent plus ».

Les hiragana et katakana servent à retranscrire les mêmes sons,
leur coexistence est justifiée par des usages différents :
  • Les hiraganas servent à écrire les textes courants, ainsi que les furiganas.
  • Les katakanas servent à transcrire les mots étrangers et pour mettre en évidence un mot.

Certains hiragana et katakana sont très ressemblants (voire identiques), s’ils proviennent du même kanji.
D’autres paires n’ont rien en commun
ka : か カ, he : へ ヘ, ha : は ハ, mi : み ミ

Gojūon-zu
45 des 46 kana de base correspondent à une combinaison consonne+voyelle.
Ils sont regroupés dans un « tableau des cinquante sons » 五十音図 (gojūon-zu) de 10 consonnes et 5 voyelles

Les 5 voyelles sont A, I, U, E et O
  • A, I et O sont prononcés comme en français
  • U est prononcé entre « ou » et « u »
  • E est prononcé « é ».
Les 10 consonnes sont ∅, K, S, T, N, H, M, Y, R, W
  • ∅ correspond aux voyelles isolées (pas de consonne)
  • K, T, N et M sont prononcés comme en français,
  • S est toujours prononcé « S », jamais « Z » ;
  • H est toujours aspiré ;
  • R est prononcé entre « R » et « L » ;
  • Y et W sont prononcés comme les semi-consonnes « Y » et « OU » (yaourt, oui) ;
  • Quatre kanas ont sont diffésents de la combinaison consonne+voyelle :
    S+I donne SHI, T+I donne CHI (prononcé tchi), T+U donne TSU et H+U donne FU ;
  • Cinq kanas n’existent plus en japonais moderne standard : Y+I, Y+E, W+I, W+U et W+E.
Le 46e kana du gojūon-zu, correspond à la more spéciale ℕ et marque la nasalisation de la syllabe.
Il est soit ajouté dans un des « trous » de la série W du gojūon-zu, soit présenté comme une onzième série.

Tableaux des kanas, présenté en sens « traditionnel » (haut-bas / droite-gauche)
avec les prononciations correspondantes, et l’ordre de tracé des traits (source Wikipedia)
(les kanas désuets W+I et W+E y figurent encore)

Hiragana
hiraga.png

Katakana
katakana.png
 
Dernière édition:

Rinkio

Modo-sacripa[N]t
Membre du personnel
#4
Mores
La more est un son élémentaire de la prononciation (consonne+voyelle, voyelle isolée ou consonne isolée)
La base de la prononciation du japonais est morique, chaque more constitue un temps de prononciation.

Le japonais moderne standard possède une centaine de mores « normales » et trois mores « spéciales »
  • Les mores « normales » (ℂ) sont constituées d’une consonne et une voyelle (ou une voyelle isolée) ;
  • La première more spéciale (ℝ) correspond à un allongement de la voyelle de la syllabe ;
  • La deuxième more spéciale (ℕ) correspond à la nasalisation de la syllabe ;
  • La troisième more spéciale (ℚ) correspond à une gémination (temps de pause avant la syllabe suivante).

En japonais une syllabe contient une more « normale » qui forme le cœur, suivi ou non de mores spéciales :
  • Les syllabes simples, composées d’une seule more (ℂ) sont les plus fréquentes (おこのみやき = O-KO-NO-MI-YA-KI)
  • Les syllabes composées de deux mores (ℂℝ, ℂℕ, ℂℚ) sont assez courantes (じゅう = JUU, ほん = HON, ざっし = ZAS-SHI)
  • Les syllabes composées de trois ou quatre mores (ℂℝℕ, ℂℝℚ, ℂℕℚ, ℂℝℕℚ) sont rares (スプーン = SU-PUUN)

Le gojūon-zu ne permettant de n’écrire que 45 mores « normales » parmi la centaine de mores
utilisés dans la langue japonaise, plusieurs systèmes ont été mis en place pour écrire les autres.

Voisement
25 mores correspondant aux sons G, Z, D, B et P sont obtenues en ajoutant un signe de voisement au kana :
  • Les signes de voisement sont le dakuten et le handakuten ° ;
  • En ajoutant un dakuten à un kana de la liste K, on obtient la consonne G (prononcée « dure » : gamin) ;
  • En ajoutant un dakuten à un kana de la liste S, on obtient la consonne Z ;
  • En ajoutant un dakuten à un kana de la liste T, on obtient la consonne D ;
  • En ajoutant un dakuten à un kana de la liste H, on obtient la consonne B ;
  • En ajoutant un handakuten à un kana de la liste H, on obtient la consonne P ;
  • Trois kanas ont sont différents de la combinaison consonne+voyelle :
    Z+I donne JI (prononcé dji) ;
    D+I donne DJI, D+U donne DZU, ces deux kanas sont très rares car leur prononciation est similaire à JI et ZU.

KA/GA か/が KI/GI き/ぎ KU/GU く/ぐ … HO/PO ほ/ぽ

Palatalisation
33 mores sont obtenues en ajoutant un petit kana YA, YU ou YO après un kana comportant la voyelle I.

Dans la plupart des cas, le I du kana fusionne avec le Y du petit kana
きゃ = KI+YA = KYA, …, びゅ = BI+YU = BYU, …, ぴょ = PI+YO = PYO​
Dans les cas SHI, CHI, JI (et DJI), le I et le Y s’annulent :
しゃ = SHI+YA = SHA, …, ちゅ = CHI+YU = CHU, …, じょ = JI+YO = JO​

Gémination
La more spéciale ℚ, correspondant à un temps de pause entre deux syllabes, est notée par un sokuon (petit kana TSU).
Cette pause est transcrite en romaji en doublant la consonne de la syllabe qui suit (T avant CHI)
ざっし ZAS-SHI, かっぱ : KAP-PA, ベッド : BED-DO​
La gémination n’existe en principe qu‘avant les consonnes K, S, T et P (la more spéciale ℕ est utilisée avant les consonnes N et M).

Voyelles longues
La more spéciale ℝ correspond à un allongement de la voyelle de la more au cœur de la syllabe.

En hiragana, la façon dont elle est écrite dépend de la voyelle allongée :
  • pour le son A, il suffit d’ajouter un kana « A » :
    おばあさん (O-BAA-SAN) « grand mère » おばさん (O-BA-SAN) « tante »​
  • pour le son I, il suffit d’ajouter un kana « I » (mais en général deux I qui se suivent sont prononcés distinctement)
    おにいさん (O-NII-SAN) « grand-frère », en général on a おいしい (O-I-SHI-I et pas O-I-SHII) « délicieux »​
  • pour le son U, il suffit d’ajouter un kana « U » :
    うちゅう (U-CHUU) « univers »​
  • pour le son E, en général c’est un « I » qu’il faut ajouter, mais dans certains cas, c’est un « E »
    うんめい (UN-MEI) « destin », おねえさん (O-NEE-SAN) « grande sœur »​
  • pour le son O, en général c’est un « U » qu’il faut ajouter, mais dans certains cas, c’est un « O »
    たんじょうび (TAN-JOU-BI) « anniversaire », おおさか (OO-SA-KA) « Ôsaka »​
  • Une voyelle isolée ne correspond pas toujours à un allongement, mais peut être le début de la syllabe suivante :
    いのうえ (I-NO-U-E et pas I-NOU-E) « Inoue » (nom de famille très courant).
    La séparation entre les syllabes est visible en kanji 井上 (INO+UE)​

En katakana, le kana spécial chōonpu d’allongement de voyelle est utilisé.
Ce kana est un trait vertical en écriture traditionnelle verticale.
ニューヨーク (NYUU-YOU-KU) « New York »​
 
Dernière édition:

Rinkio

Modo-sacripa[N]t
Membre du personnel
#5
Transcription en japonais des mots étrangers

Depuis la fin de la 2nde Guerre Mondiale, le Japon est très ouvert à la culture occidentale.
De plus en plus de mots étrangers (garaigo) sont utilisés, ces mots font partie du
vocabulaire japonais mais prononcés « à la japonaise », ils sont en principe écrits en katakana.

Quelques garaigo : (Petit jeu, essayer de deviner le sens des mots, les réponses sont en spoiler)

アルバイト (ARUBAITO) — イギリス (IGIRISU) — イングランド (INGURANDO)
コーヒー (KŌHĪ) — コック (KOKKU) — サラダ (SARADA)
スパゲッティ (SUPAGETTI) — タバコ (TABAKO) — パン (PAN)
ビール (BĪRU) — ボールペン (BŌRUPEN) — メニュー (MENYŪ)
メートル (MĒTORU) — レストラン (RESUTORAN) — ワイシャツ (WAISHATSU)

アルバイト (ARUBAITO) : « Job, petit boulot », de l’allemand Arbeit (travail)
イギリス (IGIRISU) : « Grande-Bretagne », du portugais inglês (anglais)
イングランド (INGURANDO) : « Angleterre », de l’anglais England (Angleterre)
コーヒー (KŌHĪ) : « café », de l’anglais coffee
コック (KOKKU) : « cuisinier », du néerlandais kok
サラダ (SARADA) : « salade », du portugais salada
スパゲッティ (SUPAGETTI) : « spaghetti », de l’italien
タバコ (TABAKO) : « cigarette », du portugais tabaco (tabac), peut aussi être écrit en hiragana たばこ
パン (PAN) : « pain », du français
ビール (BĪRU) : « bière », du néerlandais bier
ボールペン (BŌRUPEN) : « stylo à bille » de l’anglais ball pen
メニュー (MENYŪ) : « menu », du français
メートル (MĒTORU) : « mètre », du français
レストラン (RESUTORAN) : « restaurant », du français
ワイシャツ (WAISHATSU) : « chemise » de l’anglais white shirt

Sons manquants en japonais
La centaine de mores du japonais standard ne suffisant pas à retranscrire tous les sons d’origine étrangère,
des katakana supplémentaires ont été créés.

Des versions plus petites des voyelles existent pour retranscrire les mores « simples » manquantes

La more FU, associée à une petite voyelle permet d’écrire les autres mores commençant par F :
ファ FU+A=FA, フィ FU+I=FI, FU, フェ FU+E=FE, フォ FU+O=FO​

Les mores TI, TU, DI et DU sont écrits à partir des mores existants de la même série :
ティ TE+I=TI, トゥ TO+U=TU, ディ DE+I=DI et ドゥ DO+U=DU​

Les mores WI et WE sont écrits à partir de la more U :
ウィ U+I=WI, ウェ U+E=WE​

Les mores SHE, CHE et JE sont formés à partir des mores SHI, CHI et JI
Les mores TSA, TSE, TSO sont formés à partir de la more TSU
Les mores KWA, KWI, KWE, KWO sont formés à partir de la more KU
Les mores GWA, GWI, GWE, GWO sont formés à partir de la more GU


Le son « V » n’existe pas en japonais et est traditionnellement pris en compte comme un « B ».
バイオリン = BAIORIN ; ベートーベン = BEETOOBEN​

Cependant, il existe une forme voisée de U qui permet de transcrire la more VU (mais ce katakana est peu utilisé).
La more VU, associée à une petite voyelle permet d’écrire les autres mores commençant par V :
ヴァ VU+A=VA, ヴィ VU+I=VI, VU, ヴェ VU+E=VE, ヴォ VU+O=VO​

Exemple : カルヴァドス = KARUVADOSU est la transcription recommandée,
mais カルバドス = KARUBADOSU est également ulitisé.​

Transcription en alphabet latin du japonais
À trois exceptions près, la langue japonaise s’écrit (en kana) comme elle se prononce.
Les kana , et utilisés comme particules se prononcent « wa », « e », « o » au lieu de « ha », « he » et « wo ».

La transcription du japonais en romaji est donc assez facile (de même pour retrouver les kana d’un texte en romaji).
La difficulté vient du fait qu’il existe plusieurs méthodes de transcription concurrentes.

Dans la plupart des méthodes, les 3 particules , et sont transcrites selon leur prononciation (wa, e, o).
Les hiragana sont généralement transcrits en minuscules et les katakana en majuscules.
Un N en fin de syllabe (more spécial ℕ) est suivi d’une apostrophe si la syllabe suivante commence par une voyelle ou un Y
れんあい = ren’ai (et non « renai » qui correspondrait à れない)​

La méthode Hepburn, inventée à la fin du XIXe siècle est la plus courante :
  • Chaque more est transcrite selon ce qui est le plus proche de la prononciation japonaise
    S-I = SHI, T-U = TSU, H+U = FU, SHI+YA = SHA, …​
  • Les voyelles longues sont rendues par des macrons (ō)
  • La more spéciale ℕ est transcrite « M » devant des mores commençant par M, B ou P (et N devant les autres consonnes)
  • Cette transcription a l’inconvénient de générer beaucoup de cas particuliers dans les tables de déclinaisons déjà complexes.
    matsu (porter) se décline en machi, mata, mate, ma et matte

La méthode Kunrei, officiellement recommandée par le ministère de l’éducation japonais est moins utilisée
  • Chaque more est transcrite selon la place du caractère dans le gojūon-zu, ce qui est plus facile à retenir :
    S-I = SI, T-U = TU, H+U = HU, SHI+YA = SYA, …​
  • Les voyelles longues sont rendues par des circonflexes (ô)
  • Cette transcription a l’inconvénient de ne pas être fidèle à la prononciation, mais les déclinaisons sont régulières.
    matu (porter) se décline en mati, mata, mate, ma et matte
    .

D’autres méthodes voisines de Hebburn et Kunrei existent
Elles se distinguent par la façon de transcrire les voyelles longues, les particules , et , …
京都 (きょうと) peut ainsi être transcrite par « Kyōto », « Kyôto », « Kyooto », « Kyouto », « Kyohto » ou « Kyoto ».​
 
Dernière édition:

Simgate

Nouveau Membre
#6
Merci pour ces postes super intéressants !
Je compte justement me lancer dans l'apprentissage du japonais et j'ai vu que l'inalco proposait des cours du soirs à raison de deux fois 2h par semaine. Quelqu'un en a déjà fait l'expérience ?
 

Rinkio

Modo-sacripa[N]t
Membre du personnel
#7
Merci pour ces postes super intéressants !
Je compte justement me lancer dans l'apprentissage du japonais et j'ai vu que l'inalco proposait des cours du soirs à raison de deux fois 2h par semaine. Quelqu'un en a déjà fait l'expérience ?
Sur Paris, tu as par exemple
Espace Japon (à coté de la gare de l'Est), qui est un espace Franco-Japonais, qui propose des cours du soir (et aussi des ateliers de calligraphie, cuisine japonaise, origami, …)

C'est organisé par année scolaire (septembre à juin) à raison de 2h par semaine en groupe d'une dizaine
http://www.espacejapon.com/fr/qui_sommes_nous_

Il y a des séances de découverte début septembre, avant les inscriptions


Sur Paris y a beaucoup de lieux commencer à apprendre le japonais, le choix dépend surtout de tes disponibilités en heures/transports ;)
 

Doc'

Habitué
#8
Merci pour la présentation des différentes écritures japonaises Rinkio.
L'objet de ton post c'est de nous donner par la suite des cours de langue/écriture ? Ou cela s'arrêtera là ?undefined
@Simgate : J'ai fait 2 ans de japonais en cours du soir sur Lille il y a 15 ans, c'est faisable avec 2h hebdomadaires si tu potasses ta méthode, ton Kanji to Kana (la bible en la matière) et que tu mates des DA en VOSTFR......pour ma part, n'ayant plus pratiqué par la suite je n'ai plus que des bribes de savoir en mémoire, je saurais refaire les hiragana et katakana après les avoir potassés une heure.....pour les kanji et le vocabulaire c'est une autre paire de manches. il n'y a pas de miracle, la pratique quotidienne est la clef de ta future réussite sur ce gros challenge !
 

Simgate

Nouveau Membre
#11
Sur Paris, tu as par exemple
Espace Japon (à coté de la gare de l'Est), qui est un espace Franco-Japonais, qui propose des cours du soir (et aussi des ateliers de calligraphie, cuisine japonaise, origami, …)

C'est organisé par année scolaire (septembre à juin) à raison de 2h par semaine en groupe d'une dizaine
http://www.espacejapon.com/fr/qui_sommes_nous_

Il y a des séances de découverte début septembre, avant les inscriptions


Sur Paris y a beaucoup de lieux commencer à apprendre le japonais, le choix dépend surtout de tes disponibilités en heures/transports ;)
En effet, c'est pour ça que je m'oriente plutôt vers l'Inalco, c'est pas trop loin de mon taf et j'ai pu lire beaucoup de bien de la part des gens qui y ont été pour une licence de japonais. Par contre je n'ai trouvé aucun retour concernant la formation continue qui est proposée.
@Simgate : J'ai fait 2 ans de japonais en cours du soir sur Lille il y a 15 ans, c'est faisable avec 2h hebdomadaires si tu potasses ta méthode, ton Kanji to Kana (la bible en la matière) et que tu mates des DA en VOSTFR......pour ma part, n'ayant plus pratiqué par la suite je n'ai plus que des bribes de savoir en mémoire, je saurais refaire les hiragana et katakana après les avoir potassés une heure.....pour les kanji et le vocabulaire c'est une autre paire de manches. il n'y a pas de miracle, la pratique quotidienne est la clef de ta future réussite sur ce gros challenge !
Oui, j'ai la sensation que la clé de la réussite pour apprendre le japonais c'est le travail et la régularité. J'y suis déjà confronté avec le piano, donc je connais plutôt bien :p
 

Rinkio

Modo-sacripa[N]t
Membre du personnel
#12
Merci pour la présentation des différentes écritures japonaises Rinkio.
L'objet de ton post c'est de nous donner par la suite des cours de langue/écriture ? Ou cela s'arrêtera là ?
Non, c'est un topic pour parler de la langue japonaise ;)
Le but était de faire une série de posts d'intro pour présenter la langue ;), plutot que d'avoir un simple "bonjour ici on parle de japonais"

(j'ai pu commettre des erreurs ou imprécisions, avoir été peu clair ou incomplet sur certains points, ou en avoir oublié : je peux compléter)
 
Dernière édition:

Doc'

Habitué
#13
@Rinkio : merci pour tes précisions :)
Je n'ai pas l'impression que tu te sois planté dans ta démonstration, qui est une excellente initiative.
Mais, je l'avoue, j'aurais adoré qu'un membre soit en capacité de nous donner des cours via ce post ;)
 

Rinkio

Modo-sacripa[N]t
Membre du personnel
#15
@Rinkio : merci pour tes précisions :)
Je n'ai pas l'impression que tu te sois planté dans ta démonstration, qui est une excellente initiative.
Mais, je l'avoue, j'aurais adoré qu'un membre soit en capacité de nous donner des cours via ce post ;)
un forum ne peut que donner des infos, des trucs, pas des cours

Pour vraiment apprendre, il faut prendre des cours du soir (écoles, associations), des cours par correspondance (CNED, …),
ou acheter une méthode dans une boutique spécialisée
exemple : Junku, quartier opéra à Paris http://www.junku.fr/fr/list.php?list=top&cat1=106 (vente à distance possible)

Une des méthodes les + utilisées (en autodidacte, mais aussi dans les écoles et associations) est "Minna No Nihongo"
http://www.3anet.co.jp/english/books/books_01.html
Le seul prérequis est de connaitre les kanas

La méthode contient :
- un livre de cours et d'exercices + 1 CD (totalement en japonais [kanji+kana] ou [romaji])
- un livre de grammaire et vocabulaire (disponible dans une vingtaine de langues)
- des livres supplémentaires (exercices, textes)
- l'apprentissage des kanjis est dans un livre à part, en parallèle des leçons

La méthode contient 4 niveaux nécessitant chacun environ 150 heures d'apprentissage (sans les livres annexes et le kanjis)
Débutant 1 : 25 leçons, 1 060 mots de vocabulaire, 79 phrases-types (+ 218 kanji), niveau JLPT 5
Débutant 2 : 25 leçons, 900 mots de vocabulaire, 73 phrases-types (+ 312 kanji), niveau JLPT 4
Avancé 1 : 12 leçons, 1 000 mots de vocabulaire, 100 phrases-types
Avancé 2 : 12 leçons, 2 430 mots de vocabulaire, 355 phrases-types
 
Dernière édition:

Doc'

Habitué
#16
Oui, on s'est mal compris....bien entendu, que je n'imaginais pas qqun nous prenant par la main du 1er Hiragana au Kanji à j'sais plus combien de traits, tout en nous enseignant sur les subtilités du placement des dits Kanji dans une phrase pour en modifier le sens, etc, etc.....tel n'est pas mon propos ;)
Je pensais plus à une leçon sur un mot, une expression dans son contexte, pour un enrichissement de notre culture en la matière.....en dilettantes.
Je te rejoins quand tu nous précises que seuls des cours avec professeur permettent de progresser dans l'apprentissage de cette langue étrangère (comme pour toutes d'ailleurs).
Ceci écrit, ton post aura eu le mérite de donner moult informations pour les Parisiens qui souhaiteraient franchir le pas......tant mieux ;)
 

Rinkio

Modo-sacripa[N]t
Membre du personnel
#17
On peut toujours

Par exemple "le kanji du jour" mais en participatif…
 
#18
@Doc' un professeur n'est pas necessaire, la volonte oui :) (je ne veux pas lancer de debat) ca depend de chaque personne et de sa motivation, rapport avec l'apprentissage etc...

J'apprends des langues seul via differentes applications, et ecris/parle avec des amis natifs de ces langues, ca me suffit largement. J'etudie ces langues tout les jours.
 

xxiooup

Habitué
#19
Je plussoie partiellement le post ci-dessus. J'ai eu cours d'anglais à compter du CM1 et tout au long de mes études et j'étais nul jusqu'à ce que je m'y mettes de mon côté (pour traduire les RPG qui à l'époque étaient quasi-intégralement en anglais et mes chansons préférées). Aujourd'hui, je regarde les films en VO sans sous-titres.

Par contre j'essaie le japonais en autodidacte, après avoir fait une année de cours (que je n'ai pas pu continuer suite à un déménagement) et c'est vrai qu'à un certain point, ça devient compliqué seul. Pour baragouiner je suis d'accord, mais obtenir un niveau de langue propre à se débrouiller seul dans la vie de tous les jours, je suis plus dubitatif.
 
#20
Je rejoins mes camarades pour l'autodidacte :)
Un prof c'est génial, mais si c'est une heure par semaine ça risque d'être assez limité. L'avantage en autodidacte c'est que tu as ton propre rythme, et tes propres objectifs. Si tu as déjà des bases tu pourras les accélérer par exemple.
Par contre il faut être assidu, et ne pas céder une seule fois aux « bon…aller, aujourd'hui je fais pas de japonais, c'est pas grave ».
 
Haut